Secours à la personne

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Communiqué commun fédérations CGT des Services Publics, Santé, et des Transports

Retour à la case départ. La foire aux urgences peut continuer !!! Ou comment deux arrêtés peuvent se contredire…

jeudi 9 juillet 2009

Le ministère de la Santé vient de faire paraître un nouvel arrêté relatif à la mise en œuvre du référentiel SAMU- TRANSPORT SANITAIRE portant organisation de la réponse ambulancière à l’urgence pré hospitalière.

Cet arrêté est en totale contradiction avec le référentiel SDIS-SAMU du 25 juin 2008 pris par arrêté commun des ministères de l’intérieur et de la santé qui avait été élaboré en commun entre les associations de sapeurs-pompiers et les urgentistes. Ce texte avait le mérite de la clarté et mettait fin aux difficultés relationnelles existant entre ces deux services dans certains départements.

Le référentiel donnait l’exclusivité du traitement de l’urgence vitale aux deux services publics que sont les SAMU et les SDIS dans le cadre d’une complémentarité pour assurer la meilleure couverture territoriale possible. Pour assurer le financement de leurs entreprises, le lobby des patrons ambulanciers privés ont obtenu une extension de leur mission à la prise en charge des urgences vitales sous le contrôle des SAMU.

Les ambulanciers privés ont comme mission d’assurer une garde départementale et de transporter les patients sur prescription médicale, soit après la visite d’un médecin, soit après régulation téléphonique par le médecin du SAMU. Cette profession ne dispose actuellement ni de l’organisation, ni de la compétence pour assurer la prise en charge des urgences vitales. La meilleure preuve de leur défaillance au niveau organisationnel est le dispositif dit de « carence d’ambulances » où les SAMU font appel aux sapeurs-pompiers pour transporter des malades qui devraient l’être par ambulance. Cela aboutit même à une facturation entre services publics, ce qui est un comble !

Alors que la sécurité sociale est confrontée à des difficultés financières liées à une à baisse de ses ressources, quel est l’intérêt de mettre en place un système qui va engendrer des dépenses supplémentaires sans amélioration de la qualité du service rendu à la population.

La Fédération Cgt des services publics, la Fédération Cgt des transports et la Fédération Cgt de la santé et de l’action sociale dénoncent ce texte et appellent leurs syndicats à redoubler de vigilance lors des signatures des conventions tripartites PREFET-SDIS-SAMU, afin de défendre et d’assurer l’avenir les missions d’urgence dans le cadre du service public.

Montreuil, le 9 juillet 2009

Publié dans Hopital-Santé

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