Les agriculteurs sommés de rembourser 500 millions d'aides

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Les producteurs de fruits et légumes pourraient devoir rembourser les aides versées par l’Etat entre 1992 et 2002, à la demande de Bruxelles. La Commission européenne avait demandé fin janvier à la France de récupérer plus de 330 millions d’euros d’aides publiques versées entre 1992 et 2002, estimant qu’elles avaient faussé la concurrence dans l’UE.


Les producteurs français de fruits et légumes "rembourseront moins de 500 millions d’euros" sur ces aides, a affirmé, pour faire passer la pilule, le ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire, qui conteste la somme réclamée par Bruxelles. "Aucun producteur dans une situation économique fragile, voire désespérée, n’aura à rembourser", a-t-il dit. La Commission européenne demande que les producteurs remboursent 330 millions d’euros plus les intérêts, soit de l’ordre de 500 millions d’euros. "Nous contestons une partie de cette somme. Les producteurs rembourseront moins de 500 millions", a expliqué le ministre, sans préciser quel serait le montant rétrocédé par les agriculteurs.

Dans les colonnes du Parisien, François Lafitte, président de la Fédécom (Fédération des comités économiques) et représentant des producteurs de fruits et légumes, promet un "été brûlant" et affirme que "personne ne remboursera ces subventions."

"Premièrement, parce que les montants avancés par Bruxelles sont infondés, deuxièmement, parce que ce serait la ruine de la profession," dit-il.

Interrogé sur France Info, Jean-Michel Lemétayer, le président du syndicat agricole FNSEA, a estimé que "ce n’est pas le moment d’exiger un tel remboursement."

Le ministre s’est dit "parfaitement conscient de la situation difficile" des producteurs, confrontés à une forte baisse des cours des fruits et légumes, et il a promis "d’apporter des aides" financières "pour soutenir leur trésorerie".

"Je tiendrai mardi une réunion avec l’ensemble de la filière fruits et légumes et la grande distribution pour essayer d’écouler les stocks le plus vite possible", a annoncé Bruno Le Maire.des cours des fruits et légumes, et il a promis "d’apporter des aides" financières "pour soutenir leur trésorerie".

Il entend aussi "poursuivre les ventes aux déballages", qui permettent aux distributeurs d’augmenter, de manière exceptionnelle, leur surface de vente, notamment en vendant des produits dans les parkings. Des procédés qui profitent d’abord aux distributeurs, et non aux producteurs. La Commission européenne avait demandé fin janvier à la France de récupérer plus de 330 millions d’euros d’aides publiques versées entre 1992 et 2002 à ses producteurs de fruits et légumes, estimant qu’elles avaient faussé la concurrence dans l’UE.

Elle avait donné à la France jusqu’au 29 juillet pour répondre sur cette question, sous peine d’astreintes.

L'Humanité


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