Du Yaourt dans la tête

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS


Comme chacun sait, l’obésité est en train de gagner la totalité des pays « développés » de la planète.

 


On commence à en connaître mieux les causes.

L’une d’entre elles serait l’utilisation des « agents de sapidité ».

Pour faire court, il s’agit ni plus ni moins d’une drogue légale, qui crée une accoutumance.

Dans les sodas (Coca, Pepsi etc…) c’est l’acide phosphorique qui remplit cette mission. lien

Les fast food ont à répondre régulièrement devant la justice lors de procès intentés par ceux qui les accusent d’avoir provoqué leur obésité. lien

Aujourd’hui, l’obésité est considérée comme une pandémie, bien plus problématique que le virus h1n1 dont sont remplies nos colonnes de journaux. lien

La graisse est stockée dans des cellules appelées lipocytes, ou adipocytes.

Pour savoir si l’on est obèse, il y a une équation : il faut calculer son indice de masse corporelle (IMC)

La masse corporelle divisée par le poids donne un chiffre.

Entre 18,5 et 25, tout va bien.

Au-delà de 25 il y a surcharge pondérale, et au-delà de 30 il y a obésité.

L’OMS annonce que, d’ici 2015, 2,3 milliards d’adultes seront en surpoids, et 700 millions seront obèses.

Ce qui représente pas mal de monde.

Une bonne nouvelle pour les petits malins, puisque certains d’entre eux envisagent d’en tirer de l’énergie comme cet homme d’affaire Norvégien, Lauri Venoy, qui a obtenu l’autorisation de récupérer les 644 000 litres annuels issus de la liposuccion, destinés à l’incinération, afin d’en faire 560 000 litres de carburant. lien

Pour les obèses, les difficultés sont nombreuses :

Pour le transport, des difficultés à trouver une place, et des prix de places plus chers.

Pour la vie de tous les jours, une vraie galère.

Ce qui fait les affaires des professionnels de l’habillement qui ont créé des vêtements sur mesure, avec un prix sur mesure aussi.

La France est bien placée dans la course aux obèses et elle est en train de rattraper l’Amérique.

Record dont on se passerait bien.

Et puis, il y a quelques temps, on apprend dans les colonnes du « Canard Enchaîné" (n° 4633) qu’un chercheur français a découvert l’une des causes de l’obésité. (des articles plus anciens avaient été publiés dans Marianne en août 2008)

Il montre du doigt les probiotiques. Ce sont des bactéries destinées à augmenter nos défenses immunitaires, et jusqu’à présent, on les pensait bénéfiques pour notre santé.

Danone, et d’autres en mettent en quantité dans beaucoup de produits laitiers : plus d’un milliard par pot d’Activia, ou d’Actimel.

Ces bactéries sont identiques à celles que l’on utilise dans l’élevage industriel afin de dynamiser la croissance des cochons et des poulets.

Si ces bactéries sont si efficaces pour doper la croissance des animaux d’élevage, pourquoi n’auraient-elles pas les mêmes effets sur les humains qui en consomment ?

Le chercheur qui a lancé ce nouveau pavé dans la mare de la mal-bouffe s’appelle Didier Raoult.

Ce n’est pas n’importe qui.

Il est classé par la revue « Nature » comme l’un des dix meilleurs chercheurs français.

Son laboratoire (hôpital de la Timone à Marseille) emploie 140 personnes, dont 45 chercheurs qui publient entre 150 et 200 papiers par an.

L’expérience qu’il a effectué a consisté à faire prendre chaque jour à des poussins du lacto-bacillus fermentum. Ce produit est celui qui est incorporé à nos yaourts.

Quatre semaines après, les poulets étaient devenus monstrueux, et dépassaient de 30% la taille normale.

Or les Français sont de gros consommateurs de yaourts. (20 kg par an en moyenne) que ce soit des yaourts au bifidobacterium (Activia) ou au lactobacillus casei (Actimel).

Les conséquences s’expliquent d’elles-mêmes : ces yaourts seraient donc parmi les grands responsables de l’obésité.

On pourrait en rire, si ce n’était si grave, lorsque l’on songe que les Français accros de yaourts, le font souvent pour garder la ligne.

De Gaulle nous avait bien dit à l’époque que nous étions des veaux.

Il ne pensait pas si bien dire, puisque pour booster la croissance, et pour s’enrichir plus vite, les producteurs engraissent les consommateurs comme des animaux de batterie.

Décidément, nous ne sommes pas au bout de nos peines, et chaque jour qui passe nous apporte son lot de mauvaises nouvelles.

Car comme disait un vieil ami africain : « ils ne sont pas plus grands que toi, c’est seulement que tu es à genoux ».

AGORA VOX


 

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