Accidents du travail : La CGT aussi monte au créneau

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS


Elle dénonce "l'indécence" d'une éventuelle taxation des indemnités versées aux accidentés du travail. Malgré le tolé général le gouvernement ne veut pas reculer sur le sujet.
Après le PS et la plupart des syndicats mercredi, la CGT a à son tour réagi, jeudi 24 septembre, à l'annonce d'une éventuelle taxation des indemnités journalières versées par la Sécurité sociale aux salariés victimes d'accidents du travail.
"On est dans l'indécence la plus totale, la plus scandaleuse", a déclaré Bernard Thibault sur RFI, en ajoutant: "j'espère qu'on va parvenir à ramener la majorité parlementaire à la raison".

150 millions d'euros

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, et le ministre du Budget, Eric Woerth, avaient fait l'annonce de cette réforme en commun mercredi, le premier nommé expliquant dans Les Echos que "cela rapportera environ 150 millions d'euros".
Interrogé sur LCI, Eric Woerth avait confirmé ce projet qui constitue "une mesure de justice qui permet de mettre en avant le travail: toutes les indemnités journalières sont soumises à impôt [...] parce que c'est un revenu de remplacement, et il est assez naturel de fiscaliser de la même manière que les revenus du travail le revenu qui remplace le travail".
Jean-François Copé avait également affirmé que François Fillon approuvait "très largement" cette mesure... mais le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, s'est contenté de déclarer ensuite que le gouvernement examinerait "sérieusement" un éventuel amendement.


"Triomphalisme"

La mesure a en effet soulevé un tollé mercredi. Le patron des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a dénoncé le "triomphalisme indécent" de Jean-François Copé. "On vise toujours ce qui est faible, on ne s'attaque jamais à ce qui est fort", a renchéri ensuite François Bayrou (MoDem) au cours de l'émission "Questions d'info" (LCP-France Info-AFP).
De son côté, la CFTC a également protesté contre la mesure. "Ce qui nous choque, c'est qu'on puisse songer à une telle mesure quand on sait que quelqu'un qui est victime d'un accident du travail touche entre 60 et 70% seulement de son salaire", a déclaré une de ses dirigeantes, Pascale Coton. La CFDT et FO se sont aussi déclarées opposées au projet de l'UMP, préférant soulever la question du bouclier fiscal et faisant valoir que "l'administration vient de rembourser 458 millions d'euros aux ménages bénéficiant" de ce dispositif. La Fnath, association qui regroupe des accidentés du travail, a également tempêté.

L'article sur son site d'origine : Challenge.fr




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