C'est sur "Sauvons l'école"

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS


La loi Carle subventionne-t-elle les "évadés" de l'école publique ?


« C’est la destruction du service public de l’éducation, et les petites structures sont en première ligne ». Du côté laïque, vous l’entendez, l’opinion est plutôt tranchée. Du côté de l’enseignement catholique on parle d’un « bon compromis ».
Quelle est l’étincelle qui rallume ainsi le brasier de la guerre scolaire ? Une loi votée lundi dernier à l’Assemblée, curieusement une loi qui avait pour objectif d’éteindre l’incendie provoqué cinq ans plus tôt par une disposition des lois de décentralisation. L’obligation avait été faite alors aux communes d’étendre le forfait dont elles s’acquittent normalement pour la scolarité de chaque élève aux enfants fréquentant une école publique ou privée en dehors de leur commune. Ainsi en vertu de cette loi, une commune rurale sans école, ou simplement sans cantine, devait subventionner l’école privée de la ville voisine. Certains maires ont interprété la mesure comme une subvention à l’évasion scolaire et ont refusé de s’y soumettre. Les contentieux se sont multipliés depuis 2004, certains élus refusant de payer, d’autres proposant des forfaits jugés ridicules par l’enseignement catholique. Bref, les sénateurs se sont emparés de la question pour mettre fin à cet embrouillamini. Ils ont restreint le versement du forfait communal à quatre cas bien définis. Il n’empêche, la loi Carle entérine le fait que ce ne soit plus la commune mais l’usager qui devienne l’axe autour duquel s’élaborent les politiques publiques. Une voie toute tracée vers la contractualisation, vers des solutions proches d’un chèque éducation…
In France Culture


Le fichier « Base élèves » ausculté par le Conseil d’État


In Collectif national de résistance à Base élèves

Une enquête d’instruction s’est tenue au Conseil d’État lundi 12 octobre 2009 au sujet de la « Base élèves premier degré ». Étaient entendus par le Conseil d’État des représentants du ministère, de la CNIL, les requérants contre Base élèves, Mireille Charpy et Vincent Fristot, ainsi que les intervenants dans ce dossier, le SNUipp-FSU Isère, le PAS-UDAS Isère et la Ligue des Droits de l’Homme.

Le Conseil d’État souhaitait des éclaircissements sur un certain nombre de points notamment la collecte et l’utilisation de renseignements concernant la santé, les transformations successives de « Base élèves » et les interconnexions avec de multiples fichiers.

Les inquiétudes des requérants et intervenants quant à l’utilité de « Base élèves » et à l’utilisation par l’administration de l’Éducation nationale des données nominatives collectées restent entières après cette séance.

Le Conseil d’État envisage l’issue de ce dossier pour la fin de l’année.


Mireille Charpy, Vincent Fristot, SNUipp-FSU 38, PAS-UDAS 3


Lire aussi l’article de la LDH Toulon
: Base élèves devant le Conseil d’État le 12 octobre 2009

 

Masterisation : le message des Etats Généraux

 

In Sciences2

La réforme de la formation des enseignants - dite mastérisation- va t-elle se traduire par de nouveaux conflits cette année ? C'est l'une des questions posées en cette rentrée universitaire.


Pour en comprendre les enjeux, rien de mieux que de se reporter aux Etats Généraux de la formation des enseignants dont la réunion de synthèse s'est tenue le 29 septembre. Il est maintenant possible de  se procurer ledocument de synthèse des Etats généraux.


Résultat de la mobilisation des universitaires et des IUFM l'an dernier, cette série de réunions et la synthèse finale ont donné lieu à une réflexion "à froid" de nombreux acteurs : universitaires, enseignants d'IUFM, syndicalistes, Conférence des Présidents d'Université (CPU), directeurs d'IUFM, Doyens... Or, ce qui ressort de ces discussions, c'est plutôt une convergence, même si tout le monde n'est pas d'accord sur tout... à refuser l'architecture initialement choisie par le gouvernement, en particulier l'articulation masters/concours en termes de contenu et de dates des épreuves. On a d'ailleurs senti Valérie Pécresse assez prudente sur le sujet. Il faut dire que son ministère et celui de l'éducation nationale ont du faire des concessions même si leur ampleur a soulevé de vifs débats.


Lors du colloque final, Lionel Collet, le président de la CPU a notamment déclaré  :«Dans sa séance plénière du 17 septembre, la CPU a repris ces propositions en votant «ses orientations stratégiques sur la réforme de la formation des maîtres». Sont ainsi notamment rappelées, la nécessité d’un cadrage national des concours, la nécessité de repenser les épreuves de concours pour mieux les articuler avec les masters, l’importance de l’initiation et de la participation à la recherche, véritable formation professionnelle, la nécessité de concevoir des architectures de master et de concours distinctes selon les types de métiers et selon les grands champs disciplinaires, la pleine intégration des stages dans le dispositif de formation, la prise en compte indispensable de la diversité sociale, la nécessité de tenir compte des flux étudiants et des possibilités de réorientation. La place des concours a enfin fait l’objet de nombreux échanges et de plusieurs propositions. C’est sur l’ensemble de ces points qu’il est important de dialoguer. La CPU restera vigilante sur la façon dont les propositions seront utilisées et les divers avis pris en considération. Elle veillera à ce que la réforme future ne soit pas une réponse ajustée à des besoins à court terme mais réponde aux objectifs affichés d’une réforme ambitieuse de l’École de la République.»


Cette déclaration prouve que la critique de la manière dont le gouvernement entend porter au niveau master le recrutement des enseignants reste très vive et très largement partagée

La suite...


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