Crise européenne : signez l'appel de l'Humanité

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

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Après la Grèce, l’Irlande se voit prescrire une cure de super d’austérité, qui va aggraver la pauvreté et augmenter le chômage. Le Portugal, l’Espagne, puis l’Italie et la France sont menacés. Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences d’une crise provoquée par une politique ultralibérale qui a été présentée longtemps comme le seul modèle à appliquer. Signez notre pétition en ligne !


L’avenir de l’Europe est l’affaire des peuples européens

L'Humanité lance cet Appel, que vous pouvez signer en vous rendant ici 


"L’avenir de l’Europe doit devenir l’affaire des peuples européens et non des spéculateurs. L’Union européenne est aujourd’hui minée par les attaques des marchés financiers, de connivence avec le FMI et les institutions européennes. Après la Grèce, l’Irlande se voit prescrire une cure de super d’austérité,  qui va aggraver la pauvreté et augmenter le chômage. Le Portugal, l’Espagne,  puis l’Italie et la France sont menacés. Nul n’est à l’abri de  cette thérapie de choc qui, faute d’être stoppée, ruine l’idée européenne elle-même.

Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences d’une crise provoquée par une politique ultralibérale qui a été présentée longtemps comme le seul modèle à appliquer dans  toute l’Union européenne. La solidarité entre les peuples européens à la merci des agences de notation doit s’exprimer avec force.

 

Dans l’immédiat,

 

-         Il est indispensable de créer un fonds de développement humain social et environnemental financé par la Banque centrale européenne qui impulsera  la création d’emplois, le développement des services publics, la réduction des inégalités de développement au sein de l’UE, l’éducation l’innovation environnementale. La Banque centrale européenne doit pouvoir aider les Etats en difficulté en leur permettant d’emprunter par création monétaire et par des refinancements à des taux quasi nuls pour lancer des projets utiles et créateurs d’emplois.

 

  Une taxation des mouvements de  capitaux, réclamée régulièrement par le Parlement européen, permettrait de doubler le budget de l’Union européenne et commencerait à limiter la spéculation qui étouffe l’Europe.  

L’Union européenne ne sortira de la crise que si elle s’affranchit de la pression des marchés financiers et si elle s’attèle à la construction d’une Europe sociale, solidaire et démocratique telle que le réclame la Confédération européenne des syndicats.

 

Pour signer cet appel rendez-vous ici

 


Publié dans Monde : actualités

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valentini 02/12/2010 10:51



 


La guerre froide sur la toile


 


Si le choeur médiatique standard, toujours en attente, c'est son côté messianique, de l'événement qui fera simultanément bombe et date, vise, en-deçà de considérations
psychopathologiques, à propos, par exemple, des relations torrides entre la France et l'Allemagne, vise par conséquent à apaiser les actionnaires d'abord, ces grands énervés qui
vivent sous la lune étatique, il ne va pas jusqu'à louer le défaitisme révolutionnaire. Ça irait
immédiatement à l'encontre du défaitisme qu'il pratique en milieu prolétaire, en exigeant de nous, la capitulation sans conditions devant l'internationale capitaliste, qui en est à sa
troisièmerévolution culturelle.


Cette révolution, qui se veut grandeet glorieuse, se vante à présent d'avoir
sauvé le paysan chinois de la famine et l'ouvrier français, des machines, grâce à son dieu libérateur du troisième millénaire: la mondialisation financière. Mais ce meilleur des mondes, flottant dans sa liberté
immuableet mu par une justice
illimitée, vient de buter bêtement sur son culot sans limites, en s'enlisant audacieusement dans sa croissance
qu'il jure, éternelle. Et alors fatalement, reviennent, sur le devant de la scène tous les deus ex machinanationaux. Un dieu en cache toujours des centaines d'autres. C'est la loi de toute tragédie historique que d'être farcie jusqu'aux
yeux.


Sans état, en effet, que deviendraient les crabes de cocotier de la
mondialisation, quelle serait leur bobine? Eh bien, ils seraient à l'image de ce qu'ils sont véritablement: un égoïsmeplat et vulgaire,
dont l'inconsistance chronique fait le lit de toutes les pègres, respectueuses, à leur manière, forte, de l'ordre, et avides de blanchiment, outre qu'il offre aux parvenus, managers et
actionnaires, la dolce vita qui les motive. Sans état, tout ce beau monde n'aurait nulle part
où s'abriter. Pas de guerre, sans havre de paix, comme dit un mordu du pouvoir intellectuel, en France. A
chacun ses limites.


 


C'est dans le cadre de ce tableau, au sujet surréaliste de l'hydre du marché à têtes en pots de fleurs présidentielles, que l'arrivée du soldat
wikileaksfait tache et gâche l'idylle entre communicants et communiqués. Le choeur médiatique, en effet, a coutume de fonctionner à guichets
fermés devant un public-vedette qui s'autochoisit. Cette démocratie de mameluks a les partis en horreur, en tant qu'ils sont des éléments incontrôlables, des asociaux, des fous en liberté, les
esclaves maudits de Pharaon. Le nom de dieu sans attributs ne serait plus que synonyme de lui-même, autant dire rien! Mais qu'en est-il dewikileaks.orgdu point de vue des opinions régnantes, propagatrices d'un nouveau Kulturkampf? Ça va trop loin,
gémit un pape retiré du marché qui prône une forme laïque de restriction mentale, qu'on peut résumer
comme suit:


 


« Dire la vérité est bien sûr un devoir ; mais il ne l'est qu'envers celui qui a un droit à la vérité. Personne en effet n'a de droit à une vérité qui fasse du tort à d'autres. »


 


Ou pour le dire de façon plus expéditive et donc plus médiatique, trop de glasnottue la perestroïka. Ainsi les démocraties, et le pape
en question précise, libérales, la confiance règne, seraient faibles et mal armées, face aux dictatures, il va de soi, totalitaires. Il y a donc des dictatures démocratiques qui seraient, en quelque sorte, l'Autre de la démocratie idéale. La Raison triomphante, pour qui tout mensonge, toute tromperie quels qu'ils fussent devaient être défendus quelle que fût leur interprétation et quelles que fussent les
circonstances, finit toujours, à force de contorsions idéologiques, par se prendre le pied, dans son propre entendement de marchands de tapis. Mais
cette analyse, si fine qu'elle en paraît vierge, du rapport entre démocratie et dictatureest exactement à l'inverse de ce qui se passe
dans le monde, depuis trente ans. Les dictatures tombent les unes après les autres, la démocratie capitaliste perdure. Si donc la chair mondialisée des crabes de cocotier est faible, ils savent,
semble-t-il, s'envelopper dans le cuir étatique le plus dur. Ce cuir, quelque part, en tant que trique, est facteur d'ordre qui va et vient, garantissant les marchés, de leurs aléas monétaires et
financiers. Aussi est-il tout à fait logique que les dits marchés, en retour, huilent et branlent le mammouth. Leur démocratie a bel et bien un prix. Et si ça creuse, les déficits, tant pis!
Quelqu'un paiera.


 


Prolétaires, admirons comme le pape en question, retrouvant son esprit symbolique, planant au-dessus des cocons du marché, se métamorphose en papillon de
pare-brise démocratique. Cette police-là d'un Français comme les autres, citoyen de comédie donc,
cultive quelque accointance avec le bris de glace et le vol à la roulotte. Et alors fatalement, trempant dans une atmosphère aussi louche, elle suscite, comme en écho, son alter ego soucieux de
faire toute la lumière: mais pour qui roule la police? Pour la
CIA, croit savoir ce satellite et garde-suisse-espion qui trouve que le hasard penche un peu trop du côté où il va s'abattre. Par
exemple, sur la poussette islamique iranienne où ronronne un tigre biblique, rêvant du grand escalier de l'harmonie économique, qui mène, comme chacun sait en Europe, tout droit vers la
paix.


Il trouve q