Le second hold-up des marchés financiers

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Le « plan de sauvetage » de la Grèce fait penser à cette bouée jetée à un homme à la mer, qui l’assomme et finalement le conduit à la noyade. Et pourtant la bouée ne sera pas perdue pour tout le monde. En tout cas, pas pour les marchés financiers, qui commencent à s’habituer à (sur)vivre sur le dos des salariés de tous les pays. Car ce « sauvetage » est avant tout celui des spéculateurs, le couronnement d’un second hold-up de prestige, après la crise des subprimes. Les DDB enquêtent sur le mode opératoire des braqueurs de la grande finance.

Le second hold-up des marchés financiers

Pour expliquer le creusement de la dette et du déficit grecs, les médiacrates de tous poils ne risquent pas de se retrouver à court d’arguments : chaque jour voit son lot de nouvelles explications de la crise grecque. Le grec ne travaille pas suffisamment, il ne paie pas ses impôts, il travaille au marché noir, il touche un treizième et un quatorzième mois, il part à la retraite à 53 ans. L’Etat grec est corrompu, son budget de la défense est exorbitant. D’ailleurs, les Athéniens n’ont-ils pas condamné Socrate à mort ?

Il y a bien sûr d’autres raisons, sans doute mineures et moins spectaculaires. Comme par exemple, la « gouvernance » exclusivement monétaire de la zone euro, qui entérine un principe de concurrence entre les économies européennes [1]. Ou encore, le transfert de la dette privée vers la dette publique, opéré à travers le sauvetage du système bancaire pourri par la spéculation sur des actifs financiers douteux. Le principe est simple : « plutôt que de placer l’intégralité d’un secteur financier failli sous contrôle public, les gouvernements acceptent de le renflouer en l’état » rappelle Pierre Rimbert.

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