Les laboratoires Glaxo licencient en masse

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS



Le groupe pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) va supprimer environ 440 emplois de plus en France. Le chiffre s’ajoute aux 800 emplois déjà annoncés en début d’année. Les syndicats ont confirmé jeudi l’information parue dans les Echos.

 

Selon Les Echos, le nombre de postes supprimés au siège est en fait de 146, mais cela ne touchera que 89 salariés compte tenu de postes déjà actuellement vacants. Sur les 5.000 salariés du groupe en France, le groupe va supprimer environ 350 emplois sur le terrain, principalement chez les visiteurs médicaux, et 90 au siège de Marly-le-Roi (Yvelines), a indiqué à l’AFP le délégué syndical central CFDT, Didier Garnier.


"Il y aura des départs contraints", selon le responsable syndical, les départs volontaires et les mesures d’âge ne pouvant suffire, compte tenu des suppressions d’emplois déjà opérées. "A nous de nous battre pour garder le maximum d’emplois et négocier au mieux les mesures d’accompagnement", a-t-il commenté. Ces départs ont été annoncés par la direction lors d’un comité central d’entreprise (CCE) lundi dernier, et la réorganisation devrait être effective en mai prochain, a-t-il précisé.

 

GSK avait annoncé en février 800 suppressions d’emplois en France d’ici 2011-2012, pour l’essentiel sur son site d’Evreux (Eure). Jeudi matin, la direction de GSK ne s’était pas exprimée.

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Toujours plus de bénéfices

Début octobre, GlaxoSmithKline annonçait avoir obtenu au cours des deux derniers mois 22 nouvelles commandes gouvernementales pour son vaccin contre la grippe A (H1N1), portant le nombre total de doses commandées à 440 millions pour un montant global d’environ 3,5 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros).

 

Le groupe fait des bénéfices et connait une bonne croissance vec les commandes gouvernementales liées à la vaccination contre la Grippe A. Alors que les premières livraisons aux Etats clients ont déjà été expédiées, le groupe britannique a précisé qu’elles s’échelonneraient sur le quatrième trimestre 2009 et le premier semestre 2010. A la Bourse de Londres, l’action Glaxo gagne des points.


"Le marché pourrait considérer les ventes de GSK liées à la pandémie comme un élément exceptionnel", commente dans une note Kevin Wilson, analyste de Citigroup. "Toutefois, nous pensons que les ventes liées à la pandémie se traduiront éventuellement par de bonnes surprises en termes de bénéfices du quatrième trimestre 2009 au deuxième trimestre 2010 une fois incorporées dans les résultats globaux, qui sont désormais en passe de se remettre des déboires liés aux génériques aux Etats-Unis." Outre le vaccin contre la grippe A, Glaxo pourrait enregistrer une hausse de ses ventes de Relenza, un médicament concurrent du Tamiflu de Roche (ROG.VX : Cotation). Le groupe va donc bien, mais en veut toujours plus.

l'Humanité

 

 


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