Les vacances douteuses de Michèle Alliot-Marie en Tunisie

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

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Le Canard enchaîné de ce mercredi matin croit savoir que Michèle Alliot-Marie a été invitée par un riche Tunisien proche du clan Ben Ali lors de ses dernières vacances de Noël.

 

La ministre des Affaires étrangères aurait profité du jet privé et de l'hôtel d'Aziz Miled, un riche homme d'affaires tunisien très lié à l'ancien régime. En compagnie de son conjoint, Patrick Ollier, lui-même ministre chargé des Relations avec le Parlement, ainsi que des membres de leur famille, elle aurait joint Tunis à la ville de Tabarka à bord de cet avion de luxe, pour séjourner dans l’hôtel appartenant à Aziz Miled. Présenté comme ami de longue date de la ministre par l'hebdomadaire, Aziz Miled est aussi proche de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ex-président Zine el Abidine Ben Ali.

 

Un proche de Belhassen Trabelsi


Mardi soir, le cabinet de la ministre des Affaires étrangères a répondu: "Il est vrai que Michèle Alliot-Marie, après avoir pris un vol commercial de Paris à Tunis, a ensuite pris un avion privé pour Tabarka. C'était à l'invitation de Aziz Miled, un ami depuis plusieurs années, qui est le propriétaire d'une compagnie aérienne appelée Nouvelair... En aucun cas, il ne s'agissait d'une faveur du clan Ben Ali, (…) Aziz Miled n'est pas un membre du clan Ben Ali. Il s'est fait prendre par un membre de la famille Trabelsi (la famille de la femme de l'ex-président, ndlr) 20% de ses parts dans la compagnie aérienne ainsi que la présidence de cette société." Proche ou pas du clan Ben Ali, l'homme d'affaires a en tous cas vu ses avoirs gelés par les autorités suisses en tant qu'associé de Belhassen Trabelsi. Le Quai d'Orsay ne fait pas mention de l'hôtel dans lequel aurait séjourner la ministre. Mais le Canard enchaîné indique aussi avoir cherché en vain à savoir qui avait réglé la facture de l'hôtel de Tabarka. "Elle a été réglée par Mme Alliot-Marie et sa famille", a répondu une source proche du ministère.

 

Cette révélation survient trois semaines après la proposition faite par Michèle Alliot-Marie devant l'Assemblée nationale d'une coopération sécuritaire renforcée avec le régime Ben Ali qui menait une féroce répression contre les premières manifestations de ce qui allait devenir la Révolution de Jasmin. Elle arrive au lendemain de l'aveu du Premier ministre François Fillon que le gouvernement français avait bien donné le 12 janvier son accord pour des livraisons de grenades lacrymogènes à la Tunisie, dans un courrier envoyé au président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault.

 

L'Humanité

 

 

 

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