PLASTIMO 56 : 83 LICENCIEMENTS PROGRAMMÉS

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS


Coup de massue hier matin, au sein des salariés de l’équipementier nautique, Plastimo. Le projet de restructuration de la direction prévoit 184 licenciements pour le groupe Navimo, dont 83 pour Plastimo.

 

« On est abattu. On ne s’attendait pas à autant de licenciements ». Ambiance plus que morose, hier, dans le local syndical de Plastimo, qui fabrique à Lorient des gilets et radeaux de sauvetage et du petit accastillage. Gilles Le Roch, délégué CGT, a reçu en mains propres, le matin, ce qui n’est encore qu’un projet, pour redresser le groupe Navimo, auquel appartient Plastimo. Un projet de restructuration, qui prévoit un grand nombre de suppressions d’emplois.

184 postes supprimés

184 postes seraient supprimés sur les 425 que compte le groupe France Navimo. Ce groupe comprend les établissements Bernard Accastillage à Mandelieu, Max Power également à Mandelieu, Dauriac Nautic à Hendaye, Moine à Bordeaux, Goïot à LaRochelle et à Saint-Herblain et Plastimo. Plastimo paye un lourd tribut avec 83 licenciements sur les 190salariés. « Soit 43% de l’effectif », souligne Gilles Le Roch. Comme Albert Journo, le P-DG, l’avait laissé entendre, la base logistique du groupe installée dans le bâtiment K2 à la base des sous-marins quittera Lorient. Elle emploie 22 salariés et six administratifs. Le plan de restructuration prévoit une deuxième vague, uniquement sur Plastimo. Toujours selon les syndicats, il impliquerait entre 14 et 22 licenciements supplémentaires. « Si ce plan est adopté, l’effectif de Plastimo serait diminué de 50%. Comment pourrons-nous alors fonctionner », s’exclame Gilles LeRoch.

 

Débrayage mercredi

Mercredi à 14h, se tiendra dans les locaux de Plastimo, au port de pêche, un comité d’entreprise extraordinaire. La CGT appelle les salariés à débrayer à cette occasion. Du côté de la direction de Navimo, on faisait savoir hier soir, par la voix de la chargée de communication, qu’« aucun commentaire ne sera fait sur les chiffres donnés par les syndicats. On se réserve pour le comité d’entreprise de mercredi. Nous avons remis une note économique sur le plan de sauvegarde de l’entreprise aux personnels. C’est un projet. Rien n’est figé. Tout est discutable. »

 

L’incompréhension prévalait aussi, hier, du côté de la mairie : « Sicette annonce venait à être confirmée, il s’agirait d’une décision brutale et incompréhensible qui ne reflète en rien les propos tenus par Albert Journo lors de notre première et unique rencontre », a réagi Norbert Métairie, maire et président de Cap l’Orient. « Cette annonce intervient avant même d’avoir examiné notre proposition qui avait vocation à impliquer les collectivités dans la mise à niveau du K2. Malgré nos différentes tentatives, Albert Journo est toujours aux abonnés absents. Nous restons mobilisés pour le convaincre que le site lorientais a de l’avenir. Je souhaite pouvoir le rencontrer le plus vite possible pour lui présenter dans le détail nos propositions », conclut-il.

 

Le Télégramme.

Relayé par : l' UD CGT 56

 

 


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