Régionales 2010 les réactions et commentaires

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Les réactions et commentaires

Analyses et réactions.


> La première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry a appelé les électeurs à "amplifier" le vote au second tour pour "faire gagner l’espoir". Pour François Hollande, le PS est "le premier parti de France" avec "une gauche particulièrement forte dans toutes ses composantes" mais dans un "contexte d’abstention exceptionnelle".

"Rien n’est joué, aucune région n’est gagnée ce soir et donc il faut qu’il y ait une participation encore plus forte de nature à amplifier encore ce résultat", a déclaré le député de Corrèze.


> Le député PS et ancien Premier ministre Laurent Fabius a appelé dimanche sur France 2 "au rassemblement" pour confirmer "l’excellent premier tour" des régionales.


> Marie-George Buffet (PCF) évoque une "sanction très claire" de la droite, et la nécessité d’un rassemblement de la gauche au second tour : "Nous voulons des listes communes de toute la gauche", a-t-elle ajouté.


> Jean-Luc Mélenchon (PG), un des leaders du Front de gauche, a estimé que l’abstention forte au premier tour des régionales s’apparentait à "de l’insurrection civique" de gens qui disent : +y’en a ras le bol+ et ça s’adresse à tout le monde", et a affirmé que son parti participerait au "rassemblement de la gauche" au second tour". "Vous avez pris une raclée (…) et ça devrait vous faire réfléchir", a-t-il ajouté à l’attention du secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand présent sur le même plateau.

 

"Pour nous, le Front de gauche, on confirme notre existence et on va remplir notre rôle, qui est de faire en sorte que la gauche se rassemble", a affirmé le sénateur, réfutant les "arrangements de bric et de broc" dont la droite accuse la gauche, le Front de gauche et les Verts, qui devraient fusionner leurs listes dans la plupart des régions au second tour.

 

"La vie politique, ça consiste aussi à ne pas vivre comme une petite secte qui a raison contre tout le monde. Il faut d’abord servir le peuple français, le servir à gauche puisque c’est la leçon de ce soir", a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs "espéré" que "l’échec du MoDem va tenir lieu de vertu aux socialistes et peut-être même à Europe Ecologie et que nous aurons donc au deuxième tour des regroupements de gauche et de gauche seulement".

 

Grand chelem de la gauche ?

> "La gauche peut remporter toutes les régions", a estimé Daniel-Cohn-Bendit, le chef de file d’Europe Ecologie, qui, a-t-il dit, "est la troisième force politique". Daniel Cohn-Bendit a aussi estimé que le ministre de l’Immigration, Eric Besson, avait "réussi son coup, c’est-à-dire de faire remonter le Front National".

 

> Cécile Duflot, tête de liste d’Europe Ecologie en Ile-de-France, a déclaré vouloir "discuter d’un accord exigeant sur le fond" avec "nos partenaires de la gauche".

 

> Le député (PS) Claude Bartolone a appelé les électeurs de gauche à se mobiliser au second tour pour "empêcher la droite de disqualifier ce vote"

 

> Georges Frêche, le controversé président sortant (DVG) du Languedoc-Roussillon, a considéré comme un "désaveu cinglant de la direction nationale du PS" le fait que sa liste soit la seule de gauche en position de se maintenir au second tour des élections régionales.

 

Pas de vote sanction selon l’UMP

> Le Premier ministre François Fillon a estimé que "rien n’est joué pour le second tour", appelant à la "mobilisation des électeurs de la majorité présidentielle". L’abstention qui a marqué le premier tour des élections régionales ne "permet pas de tirer un enseignement national" de ce scrutin et a jugé que "la réforme et la simplification de l’organisation territoriale" étaient "nécessaires".

 

> Le porte-parole de l’UMP, Frédéric Lefebvre, a déclaré que "rien n’est joué" aux élections régionales avec un PS et un UMP "au coude à coude" au 1er tour, alors que les premières estimations donnent le Parti socialiste en tête. "Une abstention extrêmement forte, ça veut dire qu’il n’y a pas de vote sanction. La réalité c’est qu’il y a beaucoup de régions où on sera en tête", a-t-il estimé sur i>Télé.

 

> Xavier Bertrand, le secrétaire général de l’UMP, a jugé qu’une "nouvelle élection commence ce soir" et que "ce n’est pas le moment de faire du triomphalisme quand il y a autant d’abstention dans notre pays".

 

> A l’inverse Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien Démocrate (PCD), allié électoral de l’UMP pour les régionales, a déclaré que l’abstention "semble plutôt dans notre camp" et que "c’est une alerte pour la droite". "Ce n’est pas un vote sanction parce que les Français n’ont pas massivement voté, mais c’est une alerte pour le deuxième tour pour la droite", a-t-elle conclu.

 

> Le patron des députés UMP, Jean-François Copé, a estimé que la majorité présidentielle devait appeler à "une mobilisation totale de (ses) électeurs", compte tenu de l’"abstention massive" au premier tour.

 

> Le Front national, que "Nicolas Sarkozy disait mort et enterré, reste une force nationale sur laquelle il faut compter", a déclaré Jean-Marie Le Pen après la publication des estimations du premier tour des élections régionales.

 

Le FN était crédité en début de soirée de 12% des voix dans une estimation TNS Sofres et de 11,2% par Ipsos. En 2004, lors du précédent scrutin régional, le parti d’extrême droite avait obtenu 14,7% des voix au premier tour. Les électeurs français ont remis clairement le Front national dans le jeu politique a déclaré Marine Le Pen, vice-présidente du FN.

 

Prié de dire quelle serait sa position dans les régions où le FN serait en capacité de se maintenir au second tour, Jean-Marie Le Pen a répondu que son objectif était de faire élire le plus grand nombre possible de conseillers régionaux.

 

Bayrou : "un mauvais jour pour nous"

> Le président du MoDem François Bayrou a reconnu sa cuisante défaite au premier tour des élections régionales de dimanche mais a promis de continuer son combat pour "un autre projet de société".

 

"Pour notre pays, c’est un jour inquiétant", a-t-il déclaré en relevant le taux d’abstention record supérieur à 50% et le "retour" de l’extrême droite lors de cette élection marquée par le succès du PS. "L’état du pays a dépassé la cote d’alerte."

"Et bien sûr c’est un mauvais jour pour nous", a-t-il ajouté à propos du score du parti centriste, sous les 5%.

 

"Pour autant, être minoritaire c’est une déception, c’est un désagrément, c’est un passage rude, mais ce n’est pas une honte", a-t-il poursuivi. "Une vérité ne cesse pas d’être vraie parce qu’elle est minoritaire."

 

"Facile ou difficile, peu importe, il faut continuer le combat pour un autre projet de société, pour d’autres valeurs", a-t-il assuré en promettant de "repartir". Sans autre précision sur le second tour.

 

Hortefeux sort de son rôle

> Les Français n’ont pas sanctionné la majorité présidentielle mais les conseils régionaux actuels, a estimé dimanche le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, commentant les résultats du premier tour des élections régionales, et sortant quelque peu de son rôle de ministre de la République.

 

Il a jugé que l’abstention d’environ 52% lors de ce scrutin, la plus forte de l’histoire des élections régionales, ne représentait pas un vote sanction contre le pouvoir en place.

 

"Cette forte abstention (…) démontre clairement qu’il n’y a pas de vote sanction contre le gouvernement. Cela prouve en outre que la majorité de nos concitoyens n’a pas été convaincue par l’action des conseils régionaux", a dit Brice Hortefeux.

"Le système territorial aujourd’hui est à bout de souffle, et plus que jamais, il est nécessaire de le réformer comme le gouvernement et le Parlement s’y sont engagés."

 

Le Front national pourra se maintenir au second tour, dimanche prochain, dans 12 régions contre 17 en 2004, a-t-il souligné, et le MoDem a perdu la moitié de ses électeurs.

 

"Le vote écologiste a progressé. Ils seraient en possibilité de se maintenir dans 11 régions", a-t-il noté.

"J’appelle à la mobilisation des Français. C’est seulement dimanche prochain que se jouera l’avenir de nos régions", a conclu Brice Hortefeux.

 

Le NPA : "c’est mauvais"

> Le NPA, crédité de moins d’environ 2,5% des suffrages, a enregistré dimanche un "mauvais résultat" au premier tour des élections régionales, a concédé son chef de file, Olivier Besancenot.

 

Il a relevé en outre le fort taux d’abstention qui, a-t-il dit sur TF1, traduit "un malaise politique profond".

 

"C’est pas tous pourris, c’est j’envoie un bras d’honneur à tout le monde parce que les élections ça change plus la vie quotidienne et d’un certain point de vue ce n’est pas faux", a-t-il déclaré.

 

"Nous, on revendique notre indépendance vis-à-vis des partis institutionnels, ça a un coût, on paie le prix fort", a dit le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste.

 

"C’est notre responsabilité, parce qu’on n’a pas été capable de contre-balancer ça par une mobilisation dans les milieux dans lesquels on évolue au quotidien (…) c’est-à-dire les jeunes, les travailleurs et les habitants des quartiers populaires, c’est-à-dire tous ceux qui potentiellement étaient le plus susceptibles d’être touchés par cette abstention", a-t-il ajouté.

 

L’Elysée prend la tangente

> Le fort taux d’abstention du premier tour des élections régionales, où plus d’un électeur sur deux ne s’est pas rendu aux urnes, "démontre la nécessité de réformer le mode de scrutin", estime-on dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, pour seul commentaire de l’échec de l’UMP à ce premier tour. Le résultat y est vu comme une "forte bipolarisation" pour un deuxième tour où "la majorité présidentielle va défendre le même programme qu’elle a défendu ces derniers mois face à un Parti socialiste condamné à échanger des idées contre des places" avec ses alliés.

 

Nicolas Sarkozy, qui a suivi la soirée électorale à l’Elysée, n’a pas prévu d’intervenir entre les deux tours du scrutin.

Le seul déplacement inscrit à son agenda de la semaine est une nouvelle visite sur le littoral de Charente-Maritime et de Vendée ravagé par la tempête Xynthia fin février.

 

 

 

Publié dans Régionales

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