Remise en cause de l'internet fixe illimité ? (CGT - FAPT)

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

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Ce n'est pas la solution, il faut respecter l'accès pour tous sur tout le territoire à un prix abordable

La Fédération Française des Télécommunications (FFT) qui est une fédération professionnelle patronale de lobbying regroupant Bouygues Telecom, Orange et SFR a lancé, mi août, un ballon d’essai en annonçant la remise en cause prochaine de l’Internet illimité.

Sous des faux prétextes de congestion du réseau fixe, de « Net goinfres », certains Fournisseurs d’Accès à Internet (FAI) cherchent par ce discours de façade un moyen d’augmenter, sur le dos des consommateurs, leurs revenus dans un marché proche de la maturité.

adhérant à la FFT), nous assistons la semaine dernière à un rétropédalage de plusieurs FAI et du gouvernement qui annoncent que la fin de l’Internet fixe illimité n’est pas à l’ordre du jour.

En fait, l’objectif n’est-il pas, en fin de compte, de faire avancer l’idée d’une différenciation de prix ou de segmentation des offres selon l’intensité de l’usage de l’internet ou selon le niveau de qualité de service proposé, ce qui passerait inévitablement soit par une réduction des débits, soit par l’instauration d’un plafond de consommation.

Certains opérateurs vont même jusqu’à avouer que cela permettrait de financer pour partie les investissements nécessaires en fibre optique en faisant payer plus l’utilisateur final comme les grands sites Internet.

Pour la CGT il est hors de question de faire payer davantage l’usager suffisamment rançonné par les opérateurs (TV, téléphones..) ou tout devient payant.

La CGT défend le droit à la communication comme droit fondamental pour l’ensemble des citoyens au même titre que l’eau, l’énergie, le logement, la santé, l’éducation, les transports …Aujourd’hui on considère que 25% du PIB européen vient du numérique et des TIC.

En effet, les produits, services et moyens de communications représentent un enjeu essentiel de développement économique, industriel, social et culturel pour le plein emploi et le progrès social.

La communication, qu’elles qu’en soient les formes, est un facteur important d’échange, de connaissance et de démocratie. La satisfaction des besoins en la matière est donc primordiale. La communication doit donc cesser d’être considérée comme une marchandise.

La réalisation effective du droit à la communication s’appuie sur la mise en oeuvre des principes communs à tous les services publics : solidarité, égalité, accessibilité à tous les usagers, péréquation tarifaire, complémentarité des activités, satisfaction de l’intérêt général, continuité, adaptabilité.

La CGT propose l’appropriation publique des activités de télécommunications pour permettre avec les TIC et des réseaux modernes l’accès à toute la population sur l’ensemble du territoire à tous les produits, services, contenus et moyens de communications, y compris les plus modernes à un prix abordable respectant la péréquation tarifaire avec une véritable qualité de service rendu.

Le renouvellement du réseau actuel par un réseau en fibre optique jusque chez l’abonné sur tout le territoire, est devenu à présent un impératif incontournable tant d’un point de vue économique, industriel que sociétal.

Les 25 milliards nécessaires pour construire un tel réseau doivent être apportés soit en fond propre soit en emprunt à taux réduit par les entreprises du secteur auprès d’un pôle public financier. La contribution financière des nouveaux acteurs du secteur tel Google et Facebook, forts consommateurs de débit, et qui s’enrichissent grâce au réseau actuel, sans rien payer doit devenir une exigence.

Communiqué de la CGT FAPT
le 1er septembre 2011

 


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