Retraites : les mobilisations peuvent-elles s'amplifier ?

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS


CE N’EST PAS L’HEURE DE LA RETRAITE

Son déni ne masquera pas la réalité : la mobilisation de jeudi confirme un rejet de la réforme gouvernementale. Les syndicats vont prendre de nouvelles initiatives et le débat va s’amplifier.

 

Le porte-parole du gouvernement a donné le ton, comme c’est son rôle. « La faible mobilisation vient valider la méthode du gouvernement », déclarait Luc Chatel jeudi soir. Un million de manifestants, circulez, il n’y a rien à voir ! Le propos était immédiatement dénoncé par les leaders des deux principales organisations syndicales. « Je suis surpris, note François Chérèque, de la CFDT. C’est presque méprisant de la part de Luc Chatel. » Même tonalité chez Bernard Thibault, de la CGT : « Á force d’entretenir cette forme de mépris provocante à l’égard de ceux qui défendent le droit à la retraite, je pense que certains prennent des risques sur le climat social à venir. »

 

Que le Figaro emboîte le pas est dans l’ordre des choses. « La faible mobilisation ouvre la voie à la réforme », titre en une le quotidien de la droite pour qui « le changement de mentalité des Français est acquis ». Tout à son euphorie, son éditorialiste en vient même à manger le morceau : « Les pays d’Europe se mettent à l’heure de l’austérité, mais la France devrait demeurer un pays de cocagne… Qui peut le croire ? » Il oublie que les dirigeants du pays se sont succédé dans les colonnes de son propre journal pour expliquer qu’il n’y aurait pas de plan d’austérité pour la France. Plus surprenant, Libération se règle sur la même longueur d’onde en titrant : « Avantage Sarkozy » et « Une manif à moitié pleine qui désarme les syndicats ».


La « campagne des retraites » est bien loin d’être terminée

Proximité avec ses lecteurs ? Les éditorialistes de la presse quotidienne régionale se montrent en général plus prudents. « Cette réforme des retraites n’est pas mûre », estime celui de la Montagne pour qui « le choc frontal reste à venir ». Celui de l’Alsace affirme que « croire que les syndicats vont s’épuiser après une journée en demi-teinte révèle soit de la naïveté soit de l’autosuggestion ». Il pense que la « fanfaronnade » gouvernementale pourrait remotiver les salariés. « Demi-échec » à la fois pour le gouvernement et pour les syndicats, assure la République du Centre, et « bilan satisfaisant pour les deux camps », pour la Nouvelle République du Centre-Ouest.

 

Luc Chatel lui-même se sentait obligé, hier matin, de rectifier ses propos d’un : « Je n’ai jamais eu de mépris pour les organisations syndicales. » Il assure que « le gouvernement est à l’écoute en permanence des syndicats » et « qu’il n’y a pas d’un côté des gagnants et de l’autre côté des perdants ». Car la « campagne des retraites » est bien loin d’être terminée. « L’intersyndicale a à la fois les bases et un mandat pour poursuivre la mobilisation », affirmait hier Bernard Thibault dès jeudi. CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa se retrouvent le 31 mai au soir. Tous ont confirmé leur volonté de poursuivre la mobilisation par de nouvelles initiatives.

Max Staat

 


Publié dans Retraites

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David CABAS 31/05/2010 01:28




Connaissez vous la loi Giscard Pompidou et le Traité de Maastrich ?


 


Alors que les bourses chutent, que l'Euro est à l agonie, que les plans d'austérités se multiplie à travers l'Europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l'augmentation de la dette !


 


Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l'écho
d'un tel message et mettent en œuvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !


 


Mais tout ceci est une arnaque : L'arnaque de la dette !


 


Jusqu'au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d'émettre du crédit à très bas taux d'intérêt afin de financer les besoins de l'état et d'investir dans les projets d'avenir !


 


Mais sous prétexte d'inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis
cette époque la France s'endette auprès des marchés financiers avec des taux d'intérêts élevés et c'est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants!


 


En claire, ce sont les taux d'intérêts imposés sur la dette qui créer l'augmentation folle des dette publique !


 


L'alternative


 


Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l'investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans
l'économie physique au service de la population et du travail humain.


 


Nous devons dire Non au chantage de l'empire de la finance de la City de Londre et de Wall Street à New York


 


Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts


 


David CABAS


david.cabas.over-blog.fr