22/8/08 : "l'impossible alternative"
La nouvelle fable de Sarkozy
Nicolas Sarkozy, veut encore accélérer le rythme. Après le vote de la modification constitutionnelle,
après les coups tordus de l'été, il a fait convoquer une session extraordinaire de l'Assemblée nationale dès le 22 septembre. Un ryhtme infernal doublé de la poursuite de la politique d'"ouverture" en direction du PS et du PRG pour asphyxier les velléités de riposte, affaiblir la gauche et l'idèe d'alternative.
L'histoire retiendra que le vote favorable de Jack Lang, le 21 juin dernier, lors du congrès de Versailles, aura permis l'adoption de la constitution Sarkozy. Un texte qui renforce à la fois la présidentialisation du pouvoir ainsi que son irresponsabilité devant la représentation nationale.
Les modifications constitutionnelles voulues par Nicolas Sarkozy, au point de ne pas hésiter à utiliser des promesses, marchandages, voire menaces pour "convaincre" les parlementaires, y compris de son proprre camp, de les adopter, ne sont pourtant pas un caprice ou une volonté d'obtenir plus de pouvoir personnel. Il s'agit pour Nicolas Sarkozy et ses amis de la droite et du MEDEF de donner suffisament de pouvoir au présidentde la République pour qu'il puisse encore plus rapidement remodeler le modèle social français dans le sens le plus favorable au MEDEF.
Objectif : faire sauter les les limites politiques mais également psychologiques et culturelles à la transformation de l'ensemble des activités sociales en simples marchandises et en finir avec l'idée même de l'État social afin de garantir l'environnement le plus favorable au développement du capitalisme néolibéral. Pour l'économiste Jean-Marie Harribey, c'est ainsi que l'on peut interpréter les assauts contre le droit du travail. "En essayant de réduire le contrat de travail à un pur contrat marchand, débarrassé des contraintes ety des gardes-fous apportés par la loi ou les conventions de branches, en instituant une pseudo-égalité entre les salariés et l'employeur qui pourraient se séparer par consentement mutuel, le mythe de la régulation marchande hors sol, c'est-à-dire hors contrat social, réapparait, explique-t-il.
Une analyse que l'on pourrait étendre aux "réformes" du système de santé, de retraite ou d'indemnisation du chômage. Reste cependant pour Nicolas Sarkozy et ses amis une question de taille! L'éventuelle arrivée d'une majorité de gauche susceptible de remettre en question les fameuses "réformes". La parade sarkozyste à ce danger est double : d'un côté l'ouverture, de l'autre la promotion d'Olivier Besancenot comme meilleur ennemi. Il faut prendre au premier degré la déclaration du chef de l'État affirmant "l'ouverture doit se poursuivre, sans elle nous n'aurions pas pu autant réformer". Car, comme l'explique Bernard Acoyer, le président de l'Assemblée , "l'ouverture, cela reste un coup magistral, qui a fait beaucoup de mal à la gauche".
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se vante d'ailleurs d'avoir téléphoné à Jack Lang "aussitôt (après son vote "oui" - NDLR) pour le féliciter de son courage et de sa lucidité" lor du vote sur la réforme des institutions. Bernard Kouchner, qui affirme être "fier de travailler avec (le président Sarkozy) parce qu'il réforme le pays", Claude Allègre est pour sa part dithyrambique et assure : "il faut constater : le courage est de retour en politique."
L'ancien ministre de l'Éducation nationle de Lionel Jospin assure que la France a besoin "d'une opposition (…) qui reconnaisse que dans sa démarche hypervolontariste, Nicolas Sarkozy a fondamentalement raison". Une opposition en accord sur le fond avec la politique de la majorité ou, pour être plus clair, une gauche qui ne supprimùe pas, aujourd'hui ou demain, les réformes de Nicolas Sarkizy sous prétexte qu'elles sont nécessaires !
"Le Figaro" prétend carrément que "l'aspect fondamental de la politique de "rupture", comme so nom l'indique, a quelque chose d'irréversible" et, provoquant, assure : "Au congrès socialiste de Reims, il y aura un moment passionnant : c'est celui où les prétentants au poste de premier secrétaire diront clairement sur quelles réformes engagées depuis 2007 il faudrait revenir (…)
On souhaite bonne chance au socialiste qui osera dire à l'opinion publique qu'il faut revenir au statu quo ante, au fameux "modèle français".
"L'impossible alternative", "l'impossible changement" sont les nougvelles fables du sarkozysme. Reste que ces fables peuvent devenir réalité dans l'opinion publique. Ainsi Jack Lang se range aux côtés de Nicolas Sarkozy, que le PRG adopte la révision constitutionnelle, quand le PS vote l'adoption du traité européen dit "simplifié" ou se lance dans un débat pour savoir si le socialisme et soluble dans le libéralisme, n'affaiblissent-ils pas l'idée même d"alternative et de changement, du même coup corps à table du sarkozysme ?
ssahuc@humadimanche

après les coups tordus de l'été, il a fait convoquer une session extraordinaire de l'Assemblée nationale dès le 22 septembre. Un ryhtme infernal doublé de la poursuite de la politique d'"ouverture" en direction du PS et du PRG pour asphyxier les velléités de riposte, affaiblir la gauche et l'idèe d'alternative.L'histoire retiendra que le vote favorable de Jack Lang, le 21 juin dernier, lors du congrès de Versailles, aura permis l'adoption de la constitution Sarkozy. Un texte qui renforce à la fois la présidentialisation du pouvoir ainsi que son irresponsabilité devant la représentation nationale.
Les modifications constitutionnelles voulues par Nicolas Sarkozy, au point de ne pas hésiter à utiliser des promesses, marchandages, voire menaces pour "convaincre" les parlementaires, y compris de son proprre camp, de les adopter, ne sont pourtant pas un caprice ou une volonté d'obtenir plus de pouvoir personnel. Il s'agit pour Nicolas Sarkozy et ses amis de la droite et du MEDEF de donner suffisament de pouvoir au présidentde la République pour qu'il puisse encore plus rapidement remodeler le modèle social français dans le sens le plus favorable au MEDEF.
Objectif : faire sauter les les limites politiques mais également psychologiques et culturelles à la transformation de l'ensemble des activités sociales en simples marchandises et en finir avec l'idée même de l'État social afin de garantir l'environnement le plus favorable au développement du capitalisme néolibéral. Pour l'économiste Jean-Marie Harribey, c'est ainsi que l'on peut interpréter les assauts contre le droit du travail. "En essayant de réduire le contrat de travail à un pur contrat marchand, débarrassé des contraintes ety des gardes-fous apportés par la loi ou les conventions de branches, en instituant une pseudo-égalité entre les salariés et l'employeur qui pourraient se séparer par consentement mutuel, le mythe de la régulation marchande hors sol, c'est-à-dire hors contrat social, réapparait, explique-t-il.
Une analyse que l'on pourrait étendre aux "réformes" du système de santé, de retraite ou d'indemnisation du chômage. Reste cependant pour Nicolas Sarkozy et ses amis une question de taille! L'éventuelle arrivée d'une majorité de gauche susceptible de remettre en question les fameuses "réformes". La parade sarkozyste à ce danger est double : d'un côté l'ouverture, de l'autre la promotion d'Olivier Besancenot comme meilleur ennemi. Il faut prendre au premier degré la déclaration du chef de l'État affirmant "l'ouverture doit se poursuivre, sans elle nous n'aurions pas pu autant réformer". Car, comme l'explique Bernard Acoyer, le président de l'Assemblée , "l'ouverture, cela reste un coup magistral, qui a fait beaucoup de mal à la gauche".
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, se vante d'ailleurs d'avoir téléphoné à Jack Lang "aussitôt (après son vote "oui" - NDLR) pour le féliciter de son courage et de sa lucidité" lor du vote sur la réforme des institutions. Bernard Kouchner, qui affirme être "fier de travailler avec (le président Sarkozy) parce qu'il réforme le pays", Claude Allègre est pour sa part dithyrambique et assure : "il faut constater : le courage est de retour en politique."
L'ancien ministre de l'Éducation nationle de Lionel Jospin assure que la France a besoin "d'une opposition (…) qui reconnaisse que dans sa démarche hypervolontariste, Nicolas Sarkozy a fondamentalement raison". Une opposition en accord sur le fond avec la politique de la majorité ou, pour être plus clair, une gauche qui ne supprimùe pas, aujourd'hui ou demain, les réformes de Nicolas Sarkizy sous prétexte qu'elles sont nécessaires !
"Le Figaro" prétend carrément que "l'aspect fondamental de la politique de "rupture", comme so nom l'indique, a quelque chose d'irréversible" et, provoquant, assure : "Au congrès socialiste de Reims, il y aura un moment passionnant : c'est celui où les prétentants au poste de premier secrétaire diront clairement sur quelles réformes engagées depuis 2007 il faudrait revenir (…)
On souhaite bonne chance au socialiste qui osera dire à l'opinion publique qu'il faut revenir au statu quo ante, au fameux "modèle français".
"L'impossible alternative", "l'impossible changement" sont les nougvelles fables du sarkozysme. Reste que ces fables peuvent devenir réalité dans l'opinion publique. Ainsi Jack Lang se range aux côtés de Nicolas Sarkozy, que le PRG adopte la révision constitutionnelle, quand le PS vote l'adoption du traité européen dit "simplifié" ou se lance dans un débat pour savoir si le socialisme et soluble dans le libéralisme, n'affaiblissent-ils pas l'idée même d"alternative et de changement, du même coup corps à table du sarkozysme ?
ssahuc@humadimanche
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