Sénatoriales : forte poussée à gauche
sénatoriales de dimanche, mais sans renverser l’équilibre politique de la Haute Assemblée. Dans ce renouvellement d’un tiers de la haute Assemblée, 114 sièges étaient en jeu dans 39 départements, 4 collectivités d’Outre-mer et au sein du collège des Français de l’étranger (4 des 12 élus).
40 étaient à pourvoir à la proportionnelle et 74 au scrutin majoritaire à deux tours. Les premiers résultats ont porté sur des élus de premier tour dans des scrutins majoritaires.
Le PS a ravi à la droite deux sièges à l’UMP et un au centre en Ille-et-Vilaine, le siège supplémentaire créé en Gironde et dans les Bouches-du-Rhône. Il s’immisce dans les très droitières Alpes-Maritimes en s’emparant du nouveau siège. Le PCF gagne un siège dans l’Allier.
A la faveur du renouvellement du Sénat, les femmes espéraient y passer la barre des 20% avec notamment l’arrivée de Marie-Hélène Des Esgaulx (UMP, Gironde) et et la jeune Samia Ghali (PS, Bouches-du-Rhône). Si ce taux est atteint, l’Assemblée nationale sera à la traîne, à seulement 18% d’élues.
Parmi les nouveaux prétendants, l’ancien ministre Jean-Pierre Chevènement (MRC) a gagné son pari, battant le PS Yves Ackermann (PS) dans le Territoire de Belfort.
Au contraire, le porte-parole de l’UMP Dominique Paillé a mordu la poussière dans le collège des Français de l’étranger.
Côté socialiste, le président sortant du groupe PS Jean-Pierre Bel, a recueilli 76,2% des voix de grands électeurs de l’Ariège. Claude Domeizel (Alpes-de-Haute-Provence), Roland Courteau et Marcel Rainaud (Aude) sont aussi repassés dès le premier tour, tout comme le communiste Gérard Le Cam (Côtes-d’Armor).
En revanche, l’ancien ministre de la Défense Charles Millon était en situation très délicate dans l’Ain à l’issue du premier tour.
De même qu’en Côte-d’Or, le maire de Dijon et numéro deux du PS, François Rebsamen, arrivé 5e, ce qui compromettait ses chances d’être élu au deuxième tour.
A Wallis et Futuna, territoire du Pacifique, le sortant UMP, Robert Laufoaulu, a été réélu.
En tout, près de 50.000 "grands électeurs" - conseillers municipaux, régionaux, généraux, députés - votaient dans les préfectures pour renouveler un tiers des sièges du Sénat, qui devrait rester ancré à droite malgré une progression attendue de la gauche.
Dès dimanche soir, la bataille pour la présidence du Sénat qui se joue à guichets fermés au sein de l’UMP, devait redoubler d’intensité entre les deux favoris Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher et l’outsider Philippe Marini, avec une primaire au groupe majoritaire, mercredi, pour les départager.
La carte de France des résultats