Brèves

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Crise financière : pour Dartigolles (PCF) l’indignation de Nicolas Sarkozy sonne faux

 

Depuis New York, le président de la République s’en prend avec sévérité aux excès de la spéculation financière qui amène le monde au bord du gouffre. Quelle tartufferie ! Personne n’est dupe de la fausse indignation de Nicolas Sarkozy sur l’avidité des capitalistes. Reproche-t-on à une souris son goût immodéré pour le fromage ?

Au lieu de pousser des cris d’orfraies sur les excès du capitalisme, c’est plutôt à sa nature même qu’il faut s’en prendre ; à ce libéralisme qui en terme de liberté n’en connaît qu’une, celle d’exploiter l’immense majorité de l’humanité au profit d’une infime minorité de privilégiés.

 

Si le Président est un minimum cohérent avec ses déclarations américaines, qu’il cesse la privatisation de la poste aux profits de ces fameux marchés financiers dont il dénonce avec tant de vigueur les méfaits. Samedi, les communistes auront à cœur de le lui rappeler lors de la marche qu’ils organisent du Medef à l’Elysée pour les salaires, les pensions et les retraites. C’est à un autre partage des richesses qu’il est désormais urgent de s’atteler.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PC


A l'ONU, Sarkozy dans les pas de Chirac

Le président français, qui s’adressait à l’Assemblée générale de l’Onu en tant que président en exercice du Conseil européen, a prononcé un discours de régulation du capitalisme qu’il n’applique pas en France. Un truc emprunté à son prédécesseur à l’Elysée.

Pêle-mêle, il a proposé la tenue, avant la fin de l’année, d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement les plus "concernés" par la crise financière internationale actuelle. Ou un appel à "moraliser le capitalisme financier". Devant l’Assemblée générale de l’ONU, le chef de l’Etat a retrouvé les accents gaulliens de son prédécesseur à l’Elysée lorsqu’il s’agissait de redorer un blason terni à l’intérieur des frontières.

Nicolas Sarkozy a ainsi souhaité que les pays les plus concernés par la crise actuelle et leurs dirigeants reconstruisent "ensemble" un capitalisme "régulé", où "des pans entiers de l’activité financière ne sont pas laissés à la seule appréciation des opérateurs de marché, où les banques font leur métier, qui est de financer le développement économique plutôt que la spéculation". Une sorte de Bretton-Woods, du nom de la conférence monétaire internationale organisée en 1944, et qui devait déboucher sur les grands instruments capitalistes de l’apreès-guerre : Fonds Monétaire International (FMI) et Banque mondiale.

"Pour en finir avec les dumpings monétaires, sociaux ou écologiques, pour moraliser le capitalisme financier, nous ne pouvons pas attendre", a ajouté l’inventeur du bouclier fiscal.
Selon son entourage, Nicolas Sarkozy avait soumis le texte de son discours à ses homologues des 26 autres pays de l’UE, afin de s’assurer qu’il reflétait le consensus des 27.

Nicolas Sarkozy a également lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle s’attaque avec la même urgence aux autres crises du monde. Il a cité la crise du Darfour, la lutte contre le terrorisme, la crise alimentaire, le réchauffement climatique, la préparation de l’après-pétrole, etc.

 

Birmanie : Libres !

Quelques 9000 détenus ont été libérés des geôles birmanes mardi. Le journaliste Win Tin, le plus ancien détenu politique de Birmanie, parrainé par l’Humanité, a recouvré la liberté. Il avait été arrêté le 4 juillet 1989.

"Je continuerai à faire de la politique" pour venir à bout du régime militaire, a déclaré Win Tin, 78 ans, à des personnes rassemblées chez un ami près de cette prison.

Win Tin, membre de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) de l’opposante Aung San Suu Kyi, avait été arrêté en 1989.

Win Tin a été relâché dans le cadre d’une amnistie générale accordée à 9.002 prisonniers de droit commun dont il rejette les termes en tant que détenu politique.

Amnesty International s’est réjoui de sa libération tout en soulignant que plus de 2.100 Birmans restent emprisonnés en raison de leurs convictions politiques et religieuses.

Un chercheur de la LND, Benjamin Zawacki, a estimé que les généraux au pouvoir avaient peut-être décidé de relâcher Win Tin pour éviter qu’il ne meure en prison, un décès qui aurait pu provoquer des troubles un an après les grandes manifestations contre la junte soutenues par les moines bouddhistes.

Répondant aux inquiétudes sur son état de santé relayées par les groupes de défense des droits de l’homme, l’opposant a assuré qu’il se portait très bien.

Proche d’Aung San Suu Kyi, Win Tin est un membre fondateur de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), principal parti d’opposition à la junte dirigé par la prix Nobel de la paix. Il était rédacteur en chef du quotidien Hanthawathi et vice-président de l’association des écrivains de Birmanie lors de son arrestation, intervenue quelques mois après le coup d’État militaire, en septembre 1988, qui a mis fin au « printemps démocratique ».

Ce n’est pourtant pas pour des motifs politiques que les militaires ont condamné Win Tin pour la première fois, le 3 octobre 1989, à trois ans de prison, mais pour avoir hébergé une jeune femme qui avait avorté, intervention médicale interdite en Birmanie. Un deuxième procès a suivi, en juin 1992. Il s’est tenu à huis clos dans la prison d’Insein, et Win Tin y a été reconnu coupable d’avoir « tenu des propos séditieux, organisé des mouvements subversifs, et rédigé des pamphlets incitant à la trahison contre l’État ». Il a alors été condamné à dix ans de détention supplémentaires.

Répondant à l’initiative de "Reporters sans frontières" qui cherche à associer plusieurs rédactions au parrainage de journalistes emprisonnés, l’Humanité s’était engagée en 2002.

 


 


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Publié dans Actualités

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