Sauvons l'école
À ceux qui disent...
À ceux qui disent : « Je ferais bien grève, mais j’ai un crédit sur la maison, la voiture, la planche à voile… et mes actions sont dans le rouge…»
À ceux qui disent : « Toujours en grève, ces enseignants, ils feraient mieux d’aller bosser… Tous des fainéants !»
À ceux qui disent : « Les manifs, les grèves, ça sert à rien ! »
À ceux qui disent : « Merde ! y’a Drucker à la télé dimanche ! »
À ceux qui disent : « Rien à foutre de l’école : j’ai plus de gamin à la maison ! »
À ceux qui disent : « Rien à foutre de l’école : j’ai plus qu’un an à tirer ! »
À ceux qui disent : «La maternelle va disparaitre, ouf ! Ma fille est en grande section ! »
À ceux qui disent : «Les Rased ? C’est pour les cancres, non ? »
À ceux qui disent : « Privatisons, privatisons, il en restera bien quelque chose… »
À tous ceux qui n’ont pas envie de se bouger un dimanche après-midi pour défendre
une certaine idée de l’école publique :
Restez chez vous dimanche!
Mais ne venez pas pleurer demain...
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Service minimum à l'école: la préfecture du Val-de-Marne déboutée
AFP

Le tribunal administratif de Melun a rejeté mercredi les recours en référé engagés par la préfecture du Val-de-Marne contre 19 communes qui avaient refusé d'organiser mardi le service minimum d'accueil dans les écoles, a-t-on appris lundi de sources judiciaire et préfectorale.
La préfecture du Val-de-Marne avait saisi lundi le tribunal administratif pour qu'il prenne "toutes mesures utiles pour sanctionner la décision" des maires de 19 communes du département refusant de mettre en oeuvre cet accueil, selon le jugement dont l'AFP a obtenu copie.
La préfecture du Val-de-Marne avait ainsi demandé aux communes "la restitution de 1/365e de la dotation globale de fonctionnement de l'Etat" mais "il n'y avait pas de caractère d'urgence à rendre cet argent", a estimé Alain Lercher, président de la 6e chambre des référés, interrogé par l'AFP.
De son côté, la préfecture du Val-de-Marne a dit "réfléchir à aller au fond" pour obtenir la restitution de la part de la dotation accordée aux communes en fonction du nombre d'élèves scolarisés, ce qui représente une "petite sanction financière".
Le tribunal de Pontoise avait débouté mardi, jour de la grève, les recours du préfet de Seine-Saint-Denis contre des maires refusant de mettre en oeuvre le service minimum d'accueil dans les écoles, considérant qu'aucune mesure ne pouvait utilement contraindre les maires à organiser cet accueil, par manque de temps.
Les 19 communes du Val-de-Marne visées, toutes dirigées par la gauche, avaient manifesté, par écrit ou oralement, leur refus d'organiser le service minimum d'accueil obligatoire quand, dans une école, le seuil de 25% d'enseignants déclarés grévistes est dépassé.
Le recteur de l'académie de Créteil, Jean-Michel Blanquer, avait demandé aux préfets des trois départements de l'académie (Seine-Saint-Denis, Seine-et-Marne et Val-de-Marne) que les maires se déclarant opposés à l'accueil "soient rappelés à l'application de la loi".
La journée du 7 octobre avait été aussi l'occasion pour ces communes de protester contre le projet de réforme de la dotation de solidarité urbaine (DSU), avec la fermeture de services municipaux.