Grève dans les écoles primaires de Paris

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Un appel intersyndical à la grève a été lancé pour jeudi dans les écoles primaires de Paris, et devrait être suivi par 40% d’enseignants selon le rectorat, "60 à 65%" selon le secrétaire départemental parisien du syndicat SNUipp.

Le taux de grévistes devrait être "supérieur à 25% dans 342 écoles, soit un peu plus de la moitié des écoles de Paris" et une soixantaine d’écoles devrait également être touchée, a précisé Nicolas Wallet secrétaire départemental parisien du syndicat SNUipp.

Interrogé, le rectorat de Paris a indiqué avoir compté "39,13% d’enseignants ayant déclaré leur intention de faire grève, 48 heures avant le début de la grève".

"348 écoles, sur 660 au total, ont un taux d’enseignants se déclarant grévistes supérieur à 25%", déclenchant la mise en place d’un service d’accueil par la mairie, a ajouté le rectorat.

Les raisons de cette grève sont "les inégalités de traitement dans la mise en oeuvre de la réforme du primaire", "l’interdiction de tenir des réunions d’information syndicale" et les "dérives autoritaires de l’inspection d’académie", a détaillé M. Wallet.

L’appel a été lancé notamment par les syndicats parisiens du SNUipp-FSU, du Sgen-CFDT, du SE-Unsa, de FO et de Sud, a-t-il ajouté.

Au terme de la loi sur le droit d’accueil dans les écoles primaires promulguée cet été, les communes sont tenues d’organiser un accueil des élèves à partir du moment où 25% des enseignants d’une école sont en grève et les enseignants doivent déclarer leur intention de faire grève 48 heures avant.



Le PCF demande à B.Delanoë de revenir sur sa décision

Le groupe communiste au Conseil de Paris a demandé mercredi au maire PS de Paris Bertrand Delanoë de revenir sur sa décision d’assurer le service minimum d’accueil (SMA) dans les écoles primaires parisiennes en cas de grève.

A la veille de la grève de jeudi, Ian Brossat, président du groupe communiste municipal, annonce qu’il déposera un voeu en ce sens lors du prochain conseil de Paris la semaine prochaine.

"Paris doit revenir sur sa décision. A l’image des villes de banlieues de Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne, Paris ne doit pas courber l’échine sous la férule du professeur Darcos", affirme Ian Brossat dans un communiqué. "Il n’est pas du rôle de la ville de casser une grève pour un ministre", ajoute-t-il.

Le PCF parisien souligne que "le mouvement des enseignants sera relayé, jeudi, par celui des animateurs de la ville, censés encadrer les enfants en cas de grève". Selon lui, "c’est l’occasion pour la ville d’être solidaire de ses personnels".




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