Brèves
Minimum vieillesse, promesse non tenue
La commission des Affaires sociales du Sénat a validé une disposition prévoyant une revalorisation du minimum vieillesse de 25% d’ici 2012, confirmant que cette hausse serait réservée aux personnes seules et ne concernera pas les couples.
Le président de la République s’était engagé à revaloriser de 25% d’ici 2012 le montant du minimum vieillesse, qui est une garantie de ressources pour les retraités n’ayant pas de pension ou ayant trop peu cotisé pour bénéficier d’une retraite suffisante.
En séance publique à l’Assemblée nationale, le ministre du Travail Xavier Bertrand avait indiqué que "l’effort consenti concerne effectivement les personnes seules, considérées comme les plus fragiles".
"C’est envers elles que nous avions pris les engagements les plus forts pendant la campagne (présidentielle, ndlr) : 25 % d’augmentation sur cinq ans", avait-il ajouté. L’opposition avait critiqué le fait que cette revalorisation ne soit pas étendue aux couples.
Le gouvernement a précisé fin septembre qu’une première revalorisation de 6,9% interviendrait en avril 2009.
Le 44ème président des Etats-Unis s'est exprimé devant une foule en liesse à Chicago. "Notre Union peut être parfaite", a-t-il déclaré.
L'Etat de Virginie a permis au candidat démocrate de remporter les 270 grand électeurs nécessaires pour remporter l'élection présidentielle.
John McCain a reconnu sa défaite et félicité Barack Obama pour sa victoire. 05.11 à 07h19
La Société générale trébuche
La Société Générale a publié lundi un bénéfice net en chute de 83% au troisième trimestre, la crise financière l’ayant obligée à déprécier fortement certains de ses actifs.
Le bénéfice net ressort à 183 millions d’euros, contre 1,123 milliard pour la même période de 2007. Sur les neuf premiers mois de l’année, le bénéfice est en baisse de 55%.
L’établissement avait avancé de jeudi à lundi la publication de ses résultats trimestriels, qui interviennent alors que l’action Société Générale a connu, ces dernières semaines, de fortes variations de cours.
SNCF : appels à la grève pour le 6 novembre
La CGT-Cheminots et Sud-Rail ont déposé un préavis de grève concernant l’ensemble des agents de conduite pour le 6 novembre pour protester contre "la remise en cause de la règlementation du travail des conducteurs", ont-ils annoncé jeudi dans des communiqués.
La grève débutera le 5 novembre à 20H00 et s’achèvera le 7 novembre à 08H00.
Interrogée par l’AFP, la direction de la SNCF a affirmé "n’avoir aucune visibilité sur l’ampleur du mouvement et son impact sur le trafic pour le moment", une "réunion de conciliation" étant prévue avec les organisations syndicales le 3 novembre.
La situation du fret est une fois de plus à l’origine du conflit. Confrontée à la concurrence privée dans le transport de marchandises, la SNCF envisage de faire travailler des conducteurs de ce secteur, volontaires, sous un "statut transitoire" pour réduire ses coûts, une opération que la CGT a qualifié de "dumping social" et de "chantage" à l’emploi.
Depuis l’ouverture du marché du fret à la concurrence en mars 2006, la SNCF a quasiment abandonné 10% de parts de marché au privé.
Selon la CGT, le secteur du fret connait une baisse des trafics de "8,8% sur les huit premiers mois de l’année".
Croissance nulle en 2009, annonce bruxelles
La zone euro devrait connaître une récession "technique" en 2008, avec un recul du PIB sur les trois derniers trimestres, selon les prévisions publiées lundi de la Commission européenne, qui table aussi sur une croissance quasi-nulle, de 0,1%, en 2009. La France atteindra cette année la limite de 3% du PIB autorisée pour le déficit public dans l’UE, et la dépassera à 3,5% en 2009 et 3,8% en 2010, selon ces prévisions.
La Commission s’attend en effet à ce que la zone euro connaisse un recul de son Produit intérieur brut (PIB) de 0,1% au troisième trimestre 2008 par rapport au trimestre précédent, puis de 0,1% au quatrième, après une baisse de 0,2% au deuxième.
Si cela se confirme, la zone euro connaîtra dès le troisième trimestre 2008 une récession technique, qui se caractérise par deux trimestres consécutifs de recul du Produit intérieur brut (PIB), et ce pour la première fois depuis la création de cette zone en 1999.
Sur l’ensemble de 2008, la Commission européenne prévoit que la zone euro connaisse une croissance de 1,2%, contre 1,3% dans ses précédents pronostics.
Elle table ensuite sur une très net ralentissement de la croissance à 0,1% en 2009. Si cela ce confirme, il s’agira de la pire performance de la zone euro depuis sa création en 1999. En 2010, la situation devrait s’améliorer avec 0,9% de croissance.
La Commission européenne s’attend par ailleurs à une hausse du taux de chômage de plus de 1 point dans la zone euro d’ici deux ans. Il devrait passer selon ses pronostics de 7,6% en 2008 à 8,7% en 2010.
Arrêts de travail dans l'industrie allemande
Plusieurs dizaines de milliers d’employés allemands ont cessé le travail lundi pour obtenir une augmentation de salaire de 8%, annonce le syndicat IG Metall à l’origine du mouvement.
Ces brèves interruptions de travail dans le secteur industriel ont affecté des sites de production de Daimler, Siemens, MAN ou encore Ford.
IG Metall réclame 8% d’augmentation pour les 3,6 millions de salariés du secteur, une revendication sans précédent depuis seize ans. L’organisation patronale Gesamtmetall propose elle une augmentation de 2,9% sur 14 mois.
Les négociations salariales doivent reprendre le 11 novembre dans le land du Bade-Wurtemberg, où les accords servent régulièrement de modèle pour l’ensemble du pays.
Si aucun compromis n’est trouvé, IG Metall menace d’appeler à la grève.
Grosse panne de courant dans le sud-est de la France
Une panne inhabituelle par sa durée a privé le sud-est de la France d’électricité pendant près de trois heures lundi matin, mais la cause de l’interruption de courant donne lieu à des explications divergentes.
Une partie des Bouches-du-Rhône, le Var, les Alpes-maritimes et Monaco se sont retrouvés plongés dans le noir à partir de 09h30 (08h30 GMT) jusqu’à la mi-journée pour les communes ou les quartiers rétablis en dernier.
"L’alimentation en électricité a pu être intégralement rétablie dès 13h10", précise dans un communiqué le ministère de l’Ecologie, pour qui cet incident est toutefois "la preuve d’une fragilité structurelle de l’alimentation en électricité de la région provence-Alpes-Côte d’Azur".
Le ministère dirigé par Jean-Louis Borloo indique qu’il va convoquer dans les deux semaines une réunion de travail destinée à apporter une "réponse pérenne" à cette situation, en présence du préfet de région et des présidents des conseils généraux des Alpes-Maritimes et du Var.
Selon la préfecture des Alpes-Maritimes qui a géré la crise, la panne de lundi est due à la météo exécrable et aux orages qui ont frappé le sud-est lundi matin, en particulier la foudre qui s’est abattue sur la seule ligne à très haute tension de 400.000 volts qui alimente la région à partir du couloir rhodanien.
De source syndicale à Electricité de France (EDF), on estime que la panne est en revanche le résultat d’un gigantesque délestage sur cette unique ligne "vétuste". C’est pour éviter une surchauffe sur les autres réseaux que le sud-est aurait été sacrifié selon les syndicats d’EDF.
Cette panne a complètement désorganisé la vie de la région. Très vite, les services de secours se sont retrouvés débordés par les appels de de gens bloqués dans des ascenseurs ou dans des garages à portes électriques.
Des perturbations monstres ont aussi affecté tout le réseau ferré du Sud-Est et les gares du littoral.
A Nice, en l’absence d’indications ou de panneau d’affichage, les passagers du tramway se sont agglutinés sur les quais dans l’attente d’une hypothétique rame.
Le trafic routier a été perturbé, notamment dans les villes privées de feux tricolores.
Seul l’aéroport de Nice-Côte d’Azur, qui a tout de suite fonctionné sur groupe électrogène, s’en est tiré sans le moindre retard. Il n’y a eu aucune perturbation dans le trafic aérien et l’absence de courant n’a pas eu de conséquences graves dans les hôpitaux ou cliniques de la région.
La France du sud-est sous les eaux
La Haute-Loire, la Loire, l’Allier, la Nièvre et la Saône-et-Loire ont été placés en alerte rouge par Météo France en raison des risques de crue de la Loire.
Le bulletin évoque un "risque de crue majeure sur le fleuve Loire et de crue importante sur l’Allier". L’alerte devait durer jusqu’à lundi matin.
Neuf autres départements sont en alerte orange. Celle-ci a été maintenue ou déclenchée en raison des fortes précipitations orageuses sur les départements de l’Hérault, du Gard, de la Lozère, de l’Ardèche et de la Drôme
A Marseille, les abords de la Canebière, près du Vieux Port, ont été inondés à la suite de violentes pluies orageuses qui ont aussi frappé les Bouches-du-Rhône et les départements du sud-est où les pompiers ont multiplié les interventions, notamment en raison de dégâts matériels.
En fin d’après-midi, le bas de la Canebière et les rues avoisinantes ont été transformées en rivières, les bouches d’égout débordant de l’eau qui s’est très vite accumulée à cause des violentes pluies orageuses qui ont duré environ trois quarts d’heure.
La disparition d’un homme d’une trentaine d’années à Bas-en-Basset (Haute-Loire) s’est révélée une fausse alerte : l’homme localisé à son domicile par les gendarmes a expliqué avoir renoncé à la partie de pêche à laquelle une connaissance l’avait cru parti.
Dans le Rhône, l’A6, entre Paris et Lyon, a été coupée dans le sens nord-sud au niveau de Belleville jusqu’en milieu de matinée, après les pluies diluviennes de la nuit de samedi à dimanche. L’A47, entre Saint-Etienne et Lyon, était toujours coupée dans la soirée dans les deux sens à Givors.
Et la circulation des trains sur les lignes Lyon-Saint-Etienne et Saint-Etienne-Roanne restera perturbée au moins jusqu’à mardi.
Une centaine de personnes ont dû être relogées dans le Rhône, a annoncé la préfecture, notamment à l’Arbresle, Châtillon d’Azergues et Brignais.
"A Châtillon d’Azergues, le relais téléphonique est sous 80 centimètres d’eau", laissant le village sans téléphone, a précisé la préfecture.
A Sain-Bel, la rivière Brévenne a emporté une passerelle. "L’eau est montée très très vite et vers 23H00, la rivière a débordé, je n’avais jamais vu ça", a expliqué à l’AFP un habitant, Didier Hernandez. "Au centre-ville, il y a eu un à deux mètres d’eau et de boue dans les rues et les maisons, c’est un carnage", a-t-il ajouté.
Dans la Loire, les sapeurs-pompiers ont dû intervenir plus de 400 fois, essentiellement dans le sud du département, dans les vallées du Gier et de l’Oudaine. Environ 200 personnes ont été évacuées par les pompiers.
A Rive-de-Gier, commune la plus touchée, l’électricité et le téléphone ont été temporairement coupés. La rivière en crue a emporté ou inondé quelque 200 véhicules, ainsi que de nombreux commerces.
Cinq des sept ponts entre Saint-Paul-en-Cornillon et Balbigny ont été fermés préventivement, selon la préfecture.
En Haute-Loire, la montée de la Loire et de ses affluents a provoqué l’évacuation de quelque 500 personnes, coupé des routes et causé d’importants dégâts matériels.
En Ardèche, les interventions des pompiers se sont concentrées sur le centre du département, autour notamment de la commune de Saint-Etienne-de-Lugdarès, où ont été recensés une dizaine de glissements de terrain et 80 centimètres à un mètre d’eau par endroits.
En Lozère, 650 foyers ont été privés d’électricité suite aux intempéries.
Quelque 150 sauveteurs de la sécurité civile ont été envoyés dès samedi en renfort dans le sud.
