La destruction de l’école primaire : l’heure d’un premier bilan

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS




 

Mardi 27 janvier 2009
publié dans : News
par Sauvons l'Ecole

 


Pierre FRACKOWIAK


De nombreux spécialistes, comme Claude Lelièvre, historien de l’éducation, récemment dans Le Monde, des syndicalistes, des responsables de mouvements d’éducation populaire, des pédagogues célèbres comme Philippe Meirieu, André Giordan, Eveline Charmeux, Gérard de Vecchi, des praticiens reconnus comme Sylvain Grandserre1, et tant d’autres personnalités, répètent inlassablement que nous assistons depuis quelques années à une terrible entreprise de destruction de l’école. Les démonstrations sont faites, elles ne sont guère contestables : nous allons à la catastrophe.

De bonnes âmes s’indignent de tels propos, en particulier chez les cadres qui prônent la loyauté, l’obligation de l’obéissance, le respect de la règle démocratique…

Certaines s’expriment en conscience soit parce qu’elles adhèrent à l’idéologie ultra libérale mise en oeuvre avec une détermination purement sarkozienne, ce qui est parfaitement leur droit2, soit parce qu’elles méconnaissent l’histoire de l’école, ses fondements, ses enjeux, ce qui peut s’expliquer partiellement par l’absence totale de

prise en compte de ces questions fondamentales dans leur formation, soit par une soumission qui s’adapte à toutes les alternances. D’autres s’expriment par opportunisme, ce qui est moins honorable surtout si les mêmes, quand ils étaient en exercice en 1989/90/91, n’avaient pas les mêmes préoccupations et se seraient sans doute indignées si M. Jospin avait usé de l’autoritarisme, des sanctions, des menaces. Leur opposition affichée, leur désobéissance, leur résistance passive à cette époque auraient mérité des analyses plus poussées dans le cadre d’un bilan  sérieux et honnête, qui n’a malheureusement jamais été fait, de la loi de 1989.

La suite...


Et


 


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