Universités: entre 17.000 et 50.000 manifestants à Paris.
Photo Le Monde Après une mobilisation réussie mercredi dernier, les enseignants-chercheurs remettent ça aujourd'hui, décidés à ne rien lâcher. Soutenus par les étudiants, ils manifestent aujourd’hui à Paris et dans plusieurs villes du pays contre les réformes de Valérie Pécresse, qui a amorcé un léger recul hier.
D'après les premières estimations, la journée s'annonce réussie. Ils seraient entre 17 000 et 50 000 manifestants dans les rues de Paris. 5 000 à Lyon et entre 1200 et 2000 à Grenoble, où les heures de cours à l'université ont aussi été banalisées. A Clermont-Ferrand, la police parle de 600 manifestants.
Cette journée se tient à l’appel de la coordination nationale des universités et d’une large intersyndicale (FSU, CFDT, FO, Solidaires, Sauvons la recherche, Sauvons l’université, l’Unef). Les syndicats Unsa-Education et AutonomeSup, les étudiants de la Fage et de la Confédération étudiante (Cé) et les lycéens de l’UNL ont apporté leur soutien.
Alors que les chercheurs sont dans la rue, Jean-François Copé, le patron du groupe UMP à l'Assemblée nationale, a annoncé ce mardi la création d'un groupe de travail, composé de trois députés UMP, sur la réforme contestée du statut des enseignants-chercheurs. Daniel Fasquelle, Claude Goasguen et Benoît Apparu, vont désormais «travailler aux côtés de Valérie Pécresse».
Hier, histoire de calmer le jeu, la ministre Pécresse a nommé
A Paris, plusieurs milliers de personnes sont parties du Luxembourg en début d'après-midi, en direction des Invalides. De nombreuses délégations de province étaient présentes.
«La nomination d'une médiatrice pour déminer le conflit est une ridicule provocation qui n'est pas à la hauteur des milliers de manifestants», a déclaré Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup-FSU, principal syndicat de l'enseignement supérieur.
«La mobilisation a atteint un cap. Les étudiants sont inquiets. Aujourd'hui, c'est trop tard, il faut que Valérie Pécresse renonce à sa réforme sur les enseignants-chercheurs», ajoute Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef.
Au-delà des manifestations, la mobilisation ne cesse de s’amplifier: plusieurs assemblées générales ont voté hier lundi la grève réconductible, une dizaine de présidents d’université ont demandé en Sorbonne le retrait du décret, puis deux autres (Paris-XI Orsay et Aix-Marseille-III) l’ont aussi critiqué. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, et le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, ont apporté leur soutien au mouvement.
une médiatrice chargée de «retravailler» le projet de décret en «prolongeant la concertation» pendant deux mois. Mais, cette annonce ne semble pas de nature à calmer la mobilisation. A Lyon, par exemple, la plupart des établissements restent en grève ce mardi et quelques dizaines d'étudiants et d'enseignants se sont réunis ce midi aux portes de Lyon III, université rarement réactive aux mouvements syndicaux.
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