Il insulte Dati dans un mail : 1 mois de prison avec sursis requis
Un informaticien est jugé pour avoir envoyé un mail injurieux à un collaborateur de Rachida Dati. Plus que son contenu, c'est l'adresse de l'expéditeur qui choque la ministre.
Le 31 juillet 2008, Damien Chiboub, un informaticien, envoie un mail à un collaborateur de Rachida Dati, à la mairie du 7ème arrondissement. Son contenu? "Naze, naze, naze, le peuple aura votre peau!". Le début des ennuis pour Damien, qui avait eu cette idée à sa pause déjeuner
Mais plus que son contenu, c'est l'adresse de l'expéditeur du message qui suscite le courroux de la Garde des sceaux:"rachida-la-grosse-pute@wanadoo.com". Un mail jugé "injurieux". Du coup, la Ministre de la justice dépose plainte pour "outrage sur une personne dépositaire de l'autorité publique".
Mauvaise blague?
Damien Chiboub est interpellé chez son employeur qui depuis l'a licencié. Effrayé, il reconnaît tout de suite être à l'origine du message et avoue regretter son geste. Il a juste voulu "tester les limites de la liberté d'expression".
"J’ai fait ça avant de partir déjeuner, après avoir vu un journal d’info qui m’avait fait enrager, sans trop réfléchir (...) Je n’avais même pas cherché à dissimuler mon adresse IP car je me fichais qu’ils sachent que cela venait de moi."
Son avocat, Me Collard, se plaint de la diligence de l'enquête, de sa dureté aussi: garde à vue, perquisition à son domicile, saisie de son ordinateur personnel...
On ne badine pas avec la Ministre de la justice:
Mercredi, un mois de prison avec sursis est requis contre l'informaticien. Une sanction qui pousse son avocat, absent à l'audience, à demander la nullité de la procédure pour "Défaut d'impartialité de l'autorité d'enquête".
Le jugement est mis en délibéré jusqu'au 29 avril.
Mais plus que son contenu, c'est l'adresse de l'expéditeur du message qui suscite le courroux de la Garde des sceaux:"rachida-la-grosse-pute@wanadoo.com". Un mail jugé "injurieux". Du coup, la Ministre de la justice dépose plainte pour "outrage sur une personne dépositaire de l'autorité publique".
Mauvaise blague?
Damien Chiboub est interpellé chez son employeur qui depuis l'a licencié. Effrayé, il reconnaît tout de suite être à l'origine du message et avoue regretter son geste. Il a juste voulu "tester les limites de la liberté d'expression".
"J’ai fait ça avant de partir déjeuner, après avoir vu un journal d’info qui m’avait fait enrager, sans trop réfléchir (...) Je n’avais même pas cherché à dissimuler mon adresse IP car je me fichais qu’ils sachent que cela venait de moi."
Son avocat, Me Collard, se plaint de la diligence de l'enquête, de sa dureté aussi: garde à vue, perquisition à son domicile, saisie de son ordinateur personnel...
On ne badine pas avec la Ministre de la justice:
Mercredi, un mois de prison avec sursis est requis contre l'informaticien. Une sanction qui pousse son avocat, absent à l'audience, à demander la nullité de la procédure pour "Défaut d'impartialité de l'autorité d'enquête".
Le jugement est mis en délibéré jusqu'au 29 avril.
(Sources: Le Nouvel Obs.fr, Le Point.fr, Le Post.fr)
Publicité