La crise sociale Outre-mer

Nous ne laissreons pas les békés rétablir l’esclavage
NOUS NE LAISSERONS PAS LES BEKES RETABLIR L’ESCLAVAGE
Le jeudi 5 mars 2009, le leader du LKP Elie DOMOTA tenait les propos suivants : "Soit ils appliqueront l’accord, soit ils quitteront la Guadeloupe … "Nous sommes très fermes sur cette question là. Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage" ... à l’adresse des patrons de l’île réfractaires à l’accord prévoyant une augmentation salariale mensuelle de 200 euros.
Aussitôt le procureur de la république française en Guadeloupe a indiqué qu’il ouvrait une enquête judiciaire contre Elie DOMOTA pour " provocation à la discrimination, à la haine et à la violence contre des personnes ou des catégories de personnes en raison de leur origine ou en raison de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion, visant notamment et spécifiquement les personnes désignées par le vocable Béké et les entreprises que ces personnes dirigent » ajoutant que cette enquête viserait également le délit de "provocation à l’extorsion de signature par contrainte s’agissant des accords dits Jacques Bino »
Les propos du procureur de la république en poste en Guadeloupe ne sont que la traduction du mépris et de l’arrogance viscérale des représentants de l’Etat français envers nos peuples tout comme l’a été le récent comportement des békés en Martinique.
En effet, ce vendredi 6 mars 2009 4 membres bien connus de cette caste béké Frédéric DE REYNAL, Bernard DE GENTIL, Roger DE JAHAM et Jean François HAYOT, avec la complicité de l’Etat français, viennent de faire ostensiblement la démonstration de leurs méthodes esclavagistes en organisant avec l’autorisation du préfet ancien locataire déchu du sieur Alain HUGUES DESPOINTES bien connu pour ses propos racistes à l’encontre des nègres, une contre manifestation dans le but d’intimider les travailleurs martiniquais et de les contraindre à reprendre le travail.
Dès lors, l’annonce de représailles par les magistrats représentant la justice française en Guadeloupe à l’encontre d’un militant qui a su incarner les valeurs et revendications du peuple guadeloupéen face à la « pwofitasyon » des gros patrons au premier rang desquels se trouvent les békés alliés séculaires de l’Etat français, n’a donc rien de surprenant.
En conséquence Le MODEMAS se solidarise avec le leader du LKP.
Son Président :
reprend à son compte les propos du représentant du LKP qui se justifient dans le contexte actuel et qui sont en adéquation avec le comportement constant de la caste béké vis-à-vis de nos peuples dont l’exploitation pluriséculaire lui a permis d’ériger des richesses grâce auxquelles certains de ses membres se retrouvent aujourd’hui à la tête d’un empire financier.
met en garde l’Etat français contre toute velléité de répression de style colonial à l’encontre de ceux qui se battent pour la dignité et le respect dus à ces peuples meurtris et en lutte pour leur existence au monde et qui viennent de signifier aux békés que le temps de l’esclavage est terminé et que leur réveil marque l’avènement du temps de la réparation.
Le samedi 7mars 2009
G. MALSA
Président du MODEMAS
Publié par Auteur extérieur le lundi 9 mars 2009
Site: L'UGTG
Dans un APPEL AU MOUVEMENT OUVRIER ET DEMOCATIQUE INTERNATIONAL du 27 janvier dernier le collectif Liannaj Kont Pwofitasyon, LKP, écrivait : « Le pouvoir colonial français s’apprête à réprimer les travailleurs, la jeunesse, le peuple de Guadeloupe avec leurs organisations… »
Cela n’a pas tardé.
Quelques jours après avoir imposé à l’Etat, au patronat, aux Collectités, la signature d’un Protocole d’Accord, après 44 jours de grève générale, avec après avoir déjoué les provocations des 2000 gendarmes mobiles dépêchés en Guadeloupe par l’Etat français, la justice française vient d’ouvrir une enquête contre Elie Domota pour soit disant « provocation à la discrimination, à la haine et à la violence contre des personnes ou des catégories de personnes en raison de leur origine ou en raison de leur appartenance ou de leur non appartenance à une ethnie… , visant notamment et spécifiquement es personnes désignés par le vocable Béké et les entreprises que ces personnes dirigent »
A travers cette attaque contre Elie Domota, cette répression, c’est son syndicat , UGTG, qui est visé, ce sont les organisations syndicales, fer de lance de la grève générale, qui sont visés, c’est le LKP qui est visé.
L’Etat français, avec sa justice aux ordres, poursuit ce qu’il a toujours fait depuis 400 ans, apporter son soutien, en toutes circonstances, à la caste Béké qui détient les rênes de l’économie le Guadeloupe.
L’Association des Travailleurs et des Peuples de la Caraïbe, ATPC, dénonce avec force cette nouvelle agression contre les dirigeants syndicaux, cette tentative de faire reculer le mouvement initié le 20 janvier09 à travers la grève générale.
Les esprits rétrogrades, le patronat, l’Etat et les élus qui prennent sa défense, sentent le sol se dérober sous leurs pieds. Et cela ils ne l’acceptent pas.
Qu’ils le veuillent ou non plus rien ne sera comme avant, c’est qu’affirme le peuple de Guadeloupe.
L’ATPC, demande aux syndicalistes, à tous ceux qui se réclament du monde ouvrier, aux démocrates, de dénoncer ces attaques contre Elie Domota, porte parole du LKP, et de lui apporter votre soutien.
ATPC,
Guadeloupe le 9 mars 2009
Elie Domota, le leader du LKP, a démenti avoir tenu des propos racistes après l’ouverture d’une enquête judiciaire pour incitation à la haine raciale, visant ses propos contres certains chefs d’entreprise de Guadeloupe.
"Il ne s’agit pas du tout d’un appel à la haine raciale", a-t-il dit sur i-Télé et France info, dénonçant une "volonté affichée de faire taire le peuple guadeloupéen."
Il a précisé qu’il demanderait qu’un éventuel procès soit radio-télévisé, afin que "le monde entier" puisse constater ce qui se passe en Guadeloupe.
Le chef de file du "collectif contre l’exploitation" avait affirmé "nous sommes très fermes sur cette question là. "Nous ne laisserons pas une bande de békés rétablir l’esclavage", allusion aux descendants de colons blancs qui possèdent de larges pans de l’économie locale, et qui refusent d’appliquer la hausse de 200 euros. "Nous demandons aux guadeloupéens de ne pas aller dans ces entreprises là, de ne pas aller à Match, Carrefour, Cora, de ne pas faire de courses dans les entreprises qui n’appliquent pas l’accord".
Comment un appel au boycott est-il interprété comme une provocation à la haine raciale ? L’un des avocats du LKP, Me Patrice Tacita, a estimé que cette action judiciaire relevait de la "provocation", les propos d’Elie Domota sur les békés reflétant selon lui une "réalité historique."
"L’état de droit sera appliqué, nous sommes dans une République, nous sommes dans une démocratie", a répondu dimanche Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, sur radio J. Henri Guaino a cependant souligné qu’il y avait eu "de part et d’autre" des propos "qui ne sont pas dignes d’une République comme la nôtre et qui s’apparentent à une approche raciale des problèmes".
