Grève du 19 mars

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Manifestations: Sarkozy fait (presque) le sourd
Par LEXPRESS.fr, publié le 20/03/2009 15:27

Au lendemain d'une journée d'action massive, le président Nicolas Sarkozy a simplement estimé depuis Bruxelles qu'il fallait mettre au plus vite en oeuvre les mesures annoncées. Tout en admettant qu'il faudrait peut-être les compléter "avant l'été".

Le président Nicolas Sarkozy a affirmé que les manifestations de jeudi traduisaient "l'inquiétude des salariés" face "à la crise économique mondiale", vendredi à Bruxelles.

"Les manifestations" de jeudi en France traduisent "l'inquiétude" des Français "face à la crise mondiale", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une conférence de presse, à l'issue d'un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement.

 

Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse après le sommet européen de Bruxelles, le 20 mars 2009

AFP/Eric Feferberg

Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse après le sommet européen de Bruxelles, le 20 mars 2009

Il a remarqué que cette inquiétude n'avait "pas regressé depuis un mois et demi" et les manifestations du 29 janvier. "Mais qui aurait pu considérer que l'inquiétude aurait pu régresser entre les manifestations de janvier et celles de mars?", s'est-il demandé.

Faisant valoir que le nombre de grévistes avait été moindre jeudi que le 29 janvier (ndlr: 21,1% dans les trois fonctions publiques contre 25%), M. Sarkozy a également remarqué que "le pays n'a pas été paralysé. Et ça n'a pas nui à la revendication", a-t-il ajouté.

Réindustrialiser les bassins touchés?

Mais en guise de réponse, tout comme son Premier ministre François Fillon jeudi soir sur TF1, le chef de l'Etat s'en est tenu aux choix déjà adoptés par son gouvernement.

"Il faut mettre en oeuvre sans délai les mesures annoncées" pour lutter contre la crise, a affirmé le président français, estimant qu'il fallait en faire "davantage" en matière de réindustrialisation.

Evoquant "l'angoissante question des restructurations industrielles", il a affirmé que "personne ne doit rester au bord chemin".

Selon lui, il faudra être "beaucoup plus offensif dans des entreprises qui n'ont pas d'avenir", afin de "réindustrialiser les bassins" dans lesquels elles sont implantées.

Le chef de l'Etat a également assuré, à propos des mesures anti-crise, que le gouvernement les "évaluera, complètera, modifiera, ajoutera s'il le faut" d'autres mesures, ceci "avant l'été".

Bonus: "Certains ont du mal à comprendre"

Il souhaite également examiner la question des "transports en commun dans la région parisienne, fin avril, début mai".

Interrogé sur "les bonus" et "les plans de stocks options" pour les dirigeants des entreprises bénéficiant d'un plan social ou d'aides publiques, Nicolas Sarkozy a laissé percer son agacement.

"Visiblement, certains ont du mal à comprendre. Quand il y a un plan social, des aides publiques, les bonus, plans, stock-options, rémunérations annexes ne sont pas admissibles", a-t-il estimé.

"On ne peut pas solliciter de l'argent public et faire un plan généreux de distribution d'actions et de bonus", a-t-il ajouté.

Ses propos se rapportaient à la situation française. Mais ils interviennent alors que les Etats-Unis sont en plein scandale des primes versées à des cadres de l'assureur nationalisé AIG.

 

 


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