Sauvons l'école

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Source VousNousIls

Lundi 30 mars 2009
publié dans : Universités
par Sauvons l'Ecole

La coordination nationale étudiante (CNE), réunie ce week-end à Paris, a lancé un nouvel appel à la "radicalisation" du mouvement contre la réforme des universités et les décrets en préparation et a proposé "une journée d'action interprofessionnelle" le 7 avril.



Dans un communiqué publié dimanche en fin d'après-midi à l'issue de leur sixième réunion dans des locaux de l'Université de Paris I Tolbiac, les délégués de 39 universités (sur 83) ont "réaffirmé que la CNE est la seule et unique instance légitime pour représenter le mouvement étudiant dans son ensemble".


La CNE, qui s'était réunie le week-end dernier à Strasbourg, entend "amplifier la grève" dans les universités et "l'étendre à d'autres secteurs de la maternelle à l'université" en appelant "aux manifestations communes de la maternelle à l'université" du jeudi 2 et du mercredi 8 avril.


La coordination souhaite "construire à la base partout un front unitaire réunissant étudiants, lycéens, salariés, précaires, chômeurs" dans le but de réaliser "une véritable convergence des luttes" et propose "une journée d'action interprofessionnelle" le mardi 7 avril.


La CNE "exige" de nouveau "l'abrogation de la LRU" et "le retrait des décrets qui en découlent (Plan Campus, Plan réussite en licence, réforme de la masterisation de la formation des personnels éducatifs, réforme du financement des universités sur des critères de performance, réforme du statut des enseignants-chercheurs).


La prochaine CNE se tiendra à Orléans le samedi 4 et dimanche 5 avril.



Enseignants en résistance sanctionnés

Dimanche 29 mars 2009
publié dans : Pétitions
par Sauvons l'Ecole

 

7  enseignants de Bléré viennent d’être sanctionnés financièrement car ils ont refusé de mettre en place l’aide personnalisée. Depuis l’application de cette mesure, les RASED,  spécialisés pour l’aide aux élèves en difficulté sont démantelés( 1/3 des postes cette année sont concernés) .

L’année scolaire des élèves français est devenue une des plus courtes d’Europe (140 jours) et la journée de classe, une des plus longues d’Europe.

Par leur action coup de poing, ces enseignants veulent dénoncer le mépris des rythmes de l’enfant et alerter sur le renoncement du gouvernement à aider les plus en difficulté.
Malgré les sanctions, ils sont déterminés et poursuivront leur action jusqu’à ce qu’ils soient entendus.

Un courrier de soutien circule et il est  possible signer la pétition.




In Libé Orléans
Dimanche 29 mars 2009
publié dans : Actions
par Sauvons l'Ecole

Université: incompréhension après l'évacuation musclée du rectorat


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UNIVERSITÉS.
L'évacuation du rectorat par les forces de l'ordre, vendredi après-midi, n'en finit pas de susciter des réactions, tant dans le milieu universitaire que politique et syndical. Rappel des faits. Vendredi midi, après leur assemblée générale, une cinquantaine de professeurs et étudiants de l'université d'Orléans décident d'investir les locaux du rectorat situés rue Saint-Etienne à deux pas de la préfecture. L'occupation pacifique et le face à face courtois entre manifestants et policiers laissent place, en fin d'après-midi, à une évacuation musclée. Bilan: l'arrestation d'un étudiant qui comparaîtra le 9 septembre devant le tribunal correctionnel d'Orléans et une conseillère régionale légèrement choquée. (Lire la suite...)


«Sud éducation Loiret, Sud étudiants Orléans et Sud recherche tiennent à exprimer leur soutien sans réserve à Aurélien (l'étudiant arrêté - ndlr). Ils demandent la levée des poursuites engagées contre Aurélien, bouc émissaire de cette action collective». Les syndicats s'interrogent également sur «le fait qu'une action non violente ait pu donner lieu à un tel dérapage au moment de l'intervention des forces de l'ordre».


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La coordination des personnels et étudiants de l’université d’Orléans et des organismes de recherche, elle, «condamne vivement les brutalités policières survenues lors de l’occupation pacifique du rectorat de l’académie Orléans-Tours». Elle dénonce «l’interpellation arbitraire d’un étudiant (...) et exige qu’aucune charge ne soit retenue contre lui. Elle constate que « c’est la seule réponse que le gouvernement oppose à huit semaines de mobilisation légitime».


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Au moment de l'évacuation, Micheline Prahecq, conseillère régionale socialiste a été bousculée par un policier. Elle s'en tire avec une grosse frayeur. «Elle est choquée, mais tout va bien pour elle», confirme un proche.

Cette évacuation musclée devrait, paradoxalement, renforcer les opposants à la loi Pécresse dans leur combat entamé début février.


Mourad Guichard

(photos: DR)

«Le pouvoir porte donc l'entière responsabilité des diverses "escalades" et violences actuelles. Au lieu de céder sur les revendications majoritaires du monde universitaire, il choisit la violence et la répression», écrit Stéphane Bois, porte-parole du nouveau parti anticapitaliste orléanais dans un autre communiqué adressé aux médias. «C'est bien comme en Guadeloupe un mouvement d'ensemble et généralisé qui le fera céder ou se démettre», conclut-il.




In Le Monde

Vendredi 27 mars 2009
publié dans : Base élèves
par Sauvons l'Ecole


I
ls ne sont plus qu'une poignée et pourtant ils résistent. Les opposants à Base élèves 1er degré, du nom du fichier informatisé et centralisé qui stocke les informations recueillies lors de l'inscription de chaque enfant dès l'école maternelle, ne désarment pas. Leur dernière "victoire" : la France sommée d'expliquer par écrit avant le 6 avril aux Nations unies, dans le cadre de la session du Comité des droits de l'enfant, "à quelle mission de service public servira le stockage au niveau national de données nominatives et indiquer les raisons pour lesquelles le droit d'opposition prévu par la loi ne s'applique pas à ce dispositif. Veuillez également informer le Comité (des droits de l'enfant de l'ONU) des conséquences éventuelles que pourrait entraîner le refus des parents de fournir les informations requises sur leurs enfants".


Réunis dans un Collectif national de résistance à Base élèves (CNRBE), des parents d'élèves et des enseignants, relayés par la Ligue des droits de l'homme, contestent ce fichier depuis les premières expérimentations lancées en 2004. Ils ont d'ailleurs réussi à le dépouiller des attributs dont il était doté au départ. Mais continuent de se battre pour obtenir sa suppression. Les uns au tribunal - où les premières plaintes contre X... invoquant le non-respect de la loi Informatique et libertés ont été déposées mercredi 25 mars comme à Grenoble et à Millau - les autres dans les écoles autour des "désobéisseurs" qui, en refusant de renseigner la Base, font l'objet de sanctions et de retraits sur salaire. Un recours en annulation a également été déposé au Conseil d'Etat le 22 décembre 2008.


Quand, après des années de fiches cartonnées, le mammouth décide de basculer dans le tout-numérique, il ne se doutait pas que l'affaire soulèverait une telle indignation. Les collèges et les lycées sont dotés depuis 1995 d'un logiciel (Sconet) qui centralise des renseignements familiaux et scolaires sans que cela ait suscité la moindre vaguelette. L'école se révèle plus frondeuse.


"Les collègues ont mis un certain temps à réagir parce que, au départ, Base élèves leur a été présenté comme une réponse à une de leurs revendications : disposer d'un logiciel équipé des mêmes fonctionnalités dans toutes les écoles"
, se souvient Gérard Courdert, délégué du Syndicat des instituteurs et professeurs d'école (Snuipp-FSU) de l'Ain. "En plus, pour beaucoup d'entre eux, l'ordinateur est souvent arrivé avec le logiciel lui-même", précise Pierre Devesa, directeur d'une école primaire dans le même département.

Le logiciel en question se révèle tout sauf anodin : pour la première fois, les écoles se voient tenues de remplir une base de données indiquant les nom, prénom, adresse de leurs élèves, mais aussi leur nationalité, l'année de leur arrivée en France, le suivi médical ou psychologique dont ils font l'objet, leur handicap éventuel.


Sans que le législateur y ait mis son nez, un fichier centralisé et précis voyait le jour, au moment même où, partout en France, des enseignants prenaient fait et cause en faveur de leurs élèves sans papiers et quand, peu de temps avant, l'idée d'un repérage précoce de la délinquance avait provoqué controverse et indignation.

La suite...






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