Italie séisme

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Plus de 150 morts dans le tremblement de terre en Italie

De nombreux habitants de l’Aquila, la ville du centre de l’Italie touchée lundi par un violent tremblement de terre, ont commencé à quitter la ville par peur de répliques. Un nouveau bilan fait état lundi soir de 150 morts.
Il y aurait 50 000 sans-abri après le séisme.

Ce bilan devrait s’alourdir car des milliers d’immeubles ont été détruits ou endommagés et de nombreuses personnes sont portées disparues.

Une valise à la main, une couverture sur les épaules, des gens se dirigeaient vers la sortie de la ville dévastée par le séisme.

Des équipes de sauveteurs avec des chiens étaient à l’oeuvre dans les ruines de plusieurs maisons de L’Aquila, la ville de 60.000 habitants où a été localisé à 5 km sous terre l’épicentre du sinistre, selon les images des télévisions italiennes.

La plupart des maisons du centre historique portent des lézardes et de nombreux habitants préfèrent rester dans les rues plutôt que de rentrer dans les édifices les plus touchés.

La zone où se situe l’essentiel des dégâts est située "dans une circonférence de 30 km" autour de la capitale de la province des Abruzzes, ont indiqué aux journalistes de l’AFP des équipes de secours en route de Rome vers L’Aquila, distante de 110 km de la capitale italienne.

Le tremblement de terre a fait au moins 27 morts et on compte 30 disparus , selon les hôpitaux et les responsables des secours.

L’Aquila, une ville médiévale de 68.000 habitants à une centaine de kilomètres à l’est de Rome, et les villages environnants ont été les plus touchés.

L’agence de presse Ansa, qui cite des sources médicales, fait état de 27 morts. Un précédent bilan de la protection civile s’établissait à 16 morts, de nombreux blessés et des milliers de sans-abri.

Devant la gravité de la situation, le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, a annulé une visite qu’il devait effectuer à Moscou.

Dans le coeur historique de L’Aquila, les secours fouillent les décombres des bâtiments effondrés. Les accès sont difficiles car les routes et les rues sont encombrées de gravats et de ruines.

Des habitants participent aux recherches, dégageant à mains nues les pierres et les moellons des maisons effondrées.

Un immeuble de quatre étages s’est écroulé comme un château de cartes, ne formant plus qu’un tas de décombres de moins de deux mètres de haut.

"Des milliers de gens vont se retrouver à la rue, des milliers de bâtiments ont été détruits ou endommagés", a dit Agostino Miozzo, un responsable de la protection civile.

C’est le bilan le plus lourd d’un séisme en Italie depuis celui qui avait tué trente enfants dans l’effondrement de leur école en 2002 dans le sud du pays.

QUATRE ENFANTS TUÉS DANS L’EFFONDREMENT D’UN IMMEUBLE

Quatre enfants ont été tués dans l’effondrement d’un immeuble de L’Aquila. Deux personnes ont péri dans une localité proche et cinq dans un autre village.

Plusieurs églises se sont effondrées. La région abrite de nombreux joyaux de l’architecture religieuse de l’époque romane et de la Renaissance.

Une résidence universitaire de L’Aquila s’est en partie écroulée et un hôtel s’est effondré.

Le campanile d’une église du centre historique n’a pas résisté à la secousse.

Par mesure de précaution, plusieurs ponts et routes ont été fermés dans la montagne.

Le séisme s’est produit à 03h35 locales (01h35 GMT). Son épicentre était situé à 85 km au nord-est de Rome et a 10 km de profondeur, selon l’institut géologique américain qui a fixé sa magnitude à 6,3 sur l’échelle de Richter. Les autorités italiennes parlent, elles, d’une magnitude de 5,8.

"J’ai été réveillée en sursaut, j’ai cru que c’était une bombe", a raconté Angela Palumbo, 87 ans. "Nous avons pu sortir, des tas de choses tombaient autour de nous. Tout bougeait, même les meubles. Je n’avais jamais vu une chose pareille."

Ce séisme était le dernier en date et le plus violent d’une série de secousses qui ont touché la région de L’Aquila dimanche et aux premières heures de lundi.

Les habitants de nombreux secteurs du centre de la péninsule ont ressenti le tremblement de terre et certains sont descendus dans la rue en pleine nuit.

La secousse a été ressentie jusque dans la capitale, Rome, où les lampes se sont mises à bouger et les meubles à vibrer, et où des alarmes de voitures se sont déclenchées.

L’Italie peut être frappée par des séismes particulièrement dévastateurs.

Un tremblement de terre de magnitude 6,9 avait ébranlé en novembre 1980 plusieurs régions proches de Naples, dans le sud de la péninsule - la Campanie, la Basilicate et les Pouilles -, faisant environ 3.000 morts.

 

L'Humanité

 

 


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Publié dans Actualités

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