Sale temps pour les libertés

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS

Edvige, Tarnac, presse inquiétée, enfants "délinquants" et l’on en passe. Y-a-t-il une dérive liberticide du pouvoir sarkozien ? L’Humanité passe en revue dans son édition de vendredi tous ces signaux inquiétants.

Dernier épisode médiatique en date, le fait que deux photographes de l’Agence France-presse aient été empêchés de photographier une manifestation de lycéens à Lyon par les policiers (voir photo). L’intersyndicale et la société des journalistes (SDJ) de l’Agence ont réagi pour protester. Officiellement, pour une question -inédite- de "droit à l’image des policiers"….

Comme le signale le site Arrêt sur images, un des photographes, Jean-Philippe Ksiazek, avait déjà alerté les médias lorsque des manifestants avaient été écartés d’une visite de Nicolas Sarkozy en Isère, au mois de mai.

L’intersyndicale a demandé à la direction de l’AFP de "déposer une plainte contre ces agissements qui portent atteinte à la liberté de travailler".

Dans un autre communiqué, la SDJ "s’inquiète de ces énièmes entraves à la liberté de la presse, à un moment où s’accumulent les pressions de responsables politiques de tous bords envers les journalistes".

Réaction suffisante ? Pas sûr, si l’on en croit le député PS Arnaud Montebourg, qui souligne la complaisance des médias dominants : "Au mois de juillet 2007, juste après sa prise de fonction, le temps de parole de Nicolas Sarkozy a augmenté de 93% par rapport au mois précédent sur TF1, de 101% sur M6, de 87% sur BFM Télévision, de +79 % sur LCI.

Au mois de septembre 2007, 4 mois après son arrivée à l’Elysée, le temps de parole de Nicolas Sarkozy a augmenté de +256 % sur TF1, de +42 % sur Canal+, de +41% sur BFM Télévision."

 

 

 


Publicité

Publié dans Droits de l'homme

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article