SBFM : Le comité de direction de la fonderie en place

Publié le par COLLECTIF ANTILIBÉRAL du PAYS de PORT-LOUIS


De gauche à droite, Philippe Jambu, directeur financier de la fonderie de Bretagne et Hervé Wibaux, qui dirige l'usine depuis octobre, devant les pièces automobiles fabriquées sur le site de Caudan. De gauche à droite, Philippe Jambu, directeur financier de la fonderie de Bretagne et Hervé Wibaux, qui dirige l'usine depuis octobre, devant les pièces automobiles fabriquées sur le site de Caudan.


Pour Hervé Wibaux, il faut, en priorité, relancer la production et rassurer les clients de la fonderie de Bretagne (ex-SBFM), reprise officiellement par Renault le 1er octobre.

Les profils

Hervé Wibaux, 50 ans, a été ingénieur agronome avant d'entrer chez Renault en 1990. Avant d'arriver à Caudan, il a occupé le poste de directeur des ressources humaines de l'usine de Sandouville spécialisée dans les modèles haut de gamme du constructeur français. A ses côtés, Philippe Jambu, 58 ans, directeur financier, chargé des démarches commerciales. Après l'Italie, le Brésil, il a été en poste en Roumanie pendant sept ans, accompagnant le lancement de la Logan.

L'équipe

Elle est quasiment constituée, avec quatre autres cadres de Renault dont Bruno Le Corfec, directeur qualité, Nicolas Delahaye, directeur de fabrication. Deux autres les rejoindront pour la maintenance et la DRH. A cela, il convient d'ajouter trois anciens de la SBFM : Yves Larmignat, directeur logistique et des achats ; Chantal Falquero, responsable de la comptabilité et de la gestion, Bruno Desjonquières, directeur technique.

La relance

Hervé Wibaux est sur le site de Caudan, depuis cet été. « Il nous faut avant tout rassurer les clients après ces mois difficiles. Renault représente 60 % de l'activité de la fonderie de Bretagne. PSA, BMW, Fiat pèsent les 40 % restants. » Ford, Opel sont également présents. « En terme d'activité, les prévisions aujourd'hui pour la fin de l'année, sont autour de 100, 110 tonnes par jour. Les prévisions pour 2010 sont de 32 000 tonnes, dont 18 000 tonnes pour Renault. Lors de la reprise, nous avons évoqué 35 000 tonnes par an. Cela demeure l'objectif. »

L'investissement industriel

« On identifie les priorités, dans le domaine de la sécurité, notamment. Un prédiagnostic des installations a été réalisé par Renault. Nous allons privilégier la remise en état des installations existantes, au vu des moyens dont la fonderie dispose. Une nouvelle ligne de production coûterait entre 20 et 25 millions d'euros. Ce n'est pas à l'ordre du jour. »

Les salariés

« Leur savoir-faire dans la fonte à graphite sphéroïdal est reconnu. Mais il est capital d'engager une démarche de progrès en qualité et en coût pour satisfaire les clients. Je compte sur l'implication de tous les salariés. La seule reprise par Renault ne suffit pas forcément à assurer durablement l'avenir. Ces dernières années, la SBFM a perdu de l'argent. Il faut maintenant rétablir une situation économique saine. C'est possible si tout le monde tire dans le même sens. »

Les bâtiments

« Le débat se poursuit avec les pouvoirs publics et les collectivités qui, à ce jour, se sont engagés à hauteur de 5 millions d'euros. Les bâtiments sont toujours la propriété de la société SBFM. Ma conviction est que, pour garantir l'investissement dans l'outil industriel, il faut de l'aide pour la remise en état de l'immobilier et de l'environnement. Concernant l'état du site, une étude environnementale va être lancée en relation avec la Drire. »

Recueilli parFrançoise ROSSI.
Ouest-France


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